L’économiste Lynda Bendjiane : «La Foire propulse l’industrie algérienne»

La tenue de la 33ᵉ Foire de la Production Algérienne (FPA-2025) au Palais des Expositions SAFEX d’Alger illustre, selon l’économiste Lynda Bendjiane, «la place centrale qu’occupe désormais la production nationale dans la stratégie économique du pays». Elle a ajouté que, «au-delà de sa dimension événementielle, cette foire constitue un indicateur révélateur de l’évolution du tissu productif algérien et de la volonté des pouvoirs publics de consolider la souveraineté industrielle».

Mme Bendjiane a précisé que la présence d’entreprises publiques et privées, de PME, de start-up innovantes et d’artisans traduit une diversification progressive de l’appareil productif, longtemps dominé par les hydrocarbures. Elle a souligné que les secteurs mis en avant, notamment l'industrie militaire, l'agroalimentaire, la chimie, la pétrochimie, la mécanique, l'électronique, les services industriels et nouvelles technologies correspondent aux piliers d’une industrialisation intégrée, capable de créer de la valeur ajoutée locale et de réduire la dépendance aux importations. L’économiste a également indiqué que l’inauguration d’une nouvelle infrastructure au sein du complexe SAFEX, en marge de l’ouverture de la foire, revêt une portée économique significative. «Cette initiative envoie un signal positif aux opérateurs nationaux et aux investisseurs, en soulignant l’importance accordée aux équipements structurants et à l’amélioration de l’environnement des affaires», a-t-elle soutenu.

Par ailleurs, Mme Bendjiane a ajouté que l’accent mis sur les conférences professionnelles, l’innovation industrielle et la transition énergétique montre que la politique industrielle ne se limite plus à l’augmentation des capacités de production, mais s’oriente vers la montée en gamme technologique, la compétitivité et la durabilité. Enfin, elle estime que la Foire de la Production Algérienne «apparaît comme un outil de pilotage économique, permettant d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les contraintes persistantes et de renforcer les synergies entre acteurs publics et privés». Selon elle, «l’Algérie dispose aujourd’hui des fondements nécessaires pour bâtir une économie productive plus résiliente, à condition de poursuivre les réformes, d’améliorer l’intégration industrielle et de soutenir l’innovation sur le long terme».

S. B.

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