Chaque jour, la Foire de la production nationale apporte son lot de découvertes. Qu’il s’agisse de grandes entreprises aux mille-et-un galons, ou des entités qui voient pousser leurs premières dents de lait dans l’entrepreneuriat, l’objectif est identique : placer le produit algérien sur d’autres marchés.
Une virée matinale nous a permis d’échanger avec une brochette d’exposants. Un écriteau en arabe attire notre attention : « Ibtikar », innovation. Une dizaine d’exposants en tout. Le Centre de recherche sur l’information scientifique et technique, plus connu par ses initiales Cerist, annonce la couleur. Un petit robot installé sur une table. Première précision : C’est un drone terrestre. Les explications fleurissent.
Ce robot autonome de surveillance est basé sur l'intelligence artificielle (IA) et la fusion de capteurs afin d'assurer une perception fiable et une navigation autonome dans un environnement donné. Le système s'inspire des technologies de la conduite autonome pour réduire les erreurs humaines et améliorer la sécurité. Mieux, expliquent deux représentantes du Cerist, document à la main, la fusion de capteurs, pilotée par des algorithmes d'intelligence artificielle, permet une compréhension cohérente et continue de la scène. Cette approche intelligente remplace les méthodes classiques de suivi en intégrant des mécanismes d'apprentissage et de prédiction du comportement des objets, améliorant ainsi la stabilité de la perception et la prise de décision autonome. Au Cerist, la solution se conjugue toujours au pluriel.
L’IA s’invite à la Foire
Un robot par-ci, un bracelet médical intelligent par-là. Il s’agit d’une solution innovante pour la surveillance continue de la santé précise et continue, facilitant ainsi le suivi d’une réaction rapide en cas d'urgence. Ce bracelet repose sur l'état de santé des utilisateurs un ensemble de capteurs avancés assurant une mesure continue et en temps réel des paramètres vitaux, tels que la température corporelle, la fréquence cardiaque, l'électrocardiogramme (ECG), le taux de glucose sanguin et la pression artérielle.
Ces données sont transmises automatiquement aux médecins ou aux prestataires de soins via une connexion sécurisée basée sur les technologies de l'Internet des objets, garantissant une transmission et une analyse rapides et fiables des informations médicales. Ce n’est pas tout. Le bracelet se distingue par l'intégration d’algorithmes d'intelligence artificielle, fondés sur l'apprentissage par renforcement et l'analyse avancée des données, contribuant à améliorer la précision du diagnostic et à fournir des recommandations de santé personnalisées pour chaque utilisateur. Le bracelet médical intelligent, explique le Cerist, représente une synergie innovante entre la technologie et les soins de santé, offrant une surveillance préventive et durable à l'ensemble des utilisateurs. Le Cerist, une histoire de succès qui s’enchaînent... et d’autres qui vont venir.
La virée se poursuit. Les minutes s’égrènent. Un jeune, dynamique et bienveillant, représente un groupe composé de deux entités : Tolemetal, spécialisé dans la transformation de la tôle fine, et Somafe, spécialisé en fourniture de câblage. Abderraouf Bouteldji, cadre commercial, annonce que le groupe a engagé d’importants projets avec des institutions comme le ministère du Commerce, les deux Tours situées à Ben Aknoun, le stade de Douéra. D’autres sont réalisés avec des partenaires étrangers, en particulier de Chine pour le Data Center de Huawei. Pour le groupe, l’appétit vient en travaillant. Des projets d’envergure sont en négociation, il est question, affirme M. Bouteldji, de l’hôpital d’Ain Naâdja, du stade d’El Biar et de l’extension du Métro.
Pour 2026, un objectif est fixé : augmenter les ventes. Et l’exportation ? Des négociations sont en cours avec un partenaire tunisien, assure le même responsable. Plus tard, affirme-t-il en toute confiance, nos produits atteindront d’autres pays africains. A pavillon central, ça grouille de monde. Ici, on parle dégustation : fromages, camemberts, chocolats, jus et autres boissons, des citoyens de tous âges forment des files devant les stands. « Ventre affamé n’a point d’oreilles », nous enseigne un vieux proverbe.
En effet, quatre amis, étudiants universitaires, affirment qu’après une série de dégustations, ils ont fini par acheter tous du camembert fait de lait de chèvre. A quelques encablures, une nouvelle marque d’eau de source voit venir des dizaines de citoyens. Abdelhak Merabti, directeur d’usine Rawi de la marque « Elma Hayat » affirme que c’est une première mais importante participation. Entrée en juillet dernier sur le marché, où la compétition est à son plus haut niveau, cette marque promet, de l’aveu de son responsable, de faire parler d’elle.
« Place à la concurrence », affirme, confiant, notre vis-à-vis. Après quatre petites modèles de bouteilles, de la 50 cl à la 2 L, M. Merabti annonce que d’autres formats dits familiaux, les 6 et les 7 L, verront le jour début 2026. Une autre annonce est faite par le même responsable : « la société Rawi va faire une entrée fracassante dans le marché des jus et eaux gazéifiées début 2027 ». Pour la même échéance, est également fixé l’objectif d’aller au-delà de nos frontières. Le marché africain est une priorité.
Rush sur les promotions et vente par facilité
Au sortir des pavillons, des cohortes se forment devant une variété d’engins. Curiosité en bandoulière, on se mêle à la foule en l’espace de quelques secondes. Après avoir répondu à une multitude de sollicitations, Izza Réda, conseiller commercial du groupe Tirsam, spécialisé dans la fabrication des semi-remorques plateaux, et citernes, ainsi que de matériel de manutention, les tracteurs agricoles et leurs accessoires, avec différents types d’engins de travaux publics, nous ouvre les portes de son bureau de circonstance. « Notre nouveau produit de 2025, était le montage et l’assemblage de camions », affirme notre interlocuteur.
Aujourd’hui, Tirsam accorde un intérêt particulier au taux d’intégration se situant entre 33% jusqu’à 65% pour certaines gammes. Compte tenu de la forte sollicitation, M. Izza affirme que les commandes sont ouvertes sur une plate-forme pour les mini-trucks et les petits camions. Le même responsable annonce une autre faveur qui fera le bonheur des clients de Tirsam. « La vente par facilité se fera à partir de fin janvier prochain ». Nombre de banques sont concernées : El Baraka Bank, AGB et autres. Aussi, durant cette Foire, le groupe affiche des promotions de 30 millions de centimes sur certains produits.
F. I.