Le MAE réagit aux propos du procureur français antiterroriste : « Une vaine agression contre l'Algérie »

Suite à l'interview accordée par le procureur national anti-terroriste de la France, Olivier Christen, à Franceinfo, une source autorisée du ministère des Affaires étrangères a déclaré à l'APS que "le procureur national anti-terroriste de la France a, de manière désinvolte, inconsidérée et irresponsable, fait mention de l'Algérie au titre de procédures ouvertes pour terrorisme d'Etat". "Une telle accusation injustifiée ne peut naturellement susciter qu'indignation et mépris", note la même source. "Ce propos est condamnable pour ce qui l'est: une vaine agression contre un pays, l'Algérie, qu'un contexte français délétère érige en bouc émissaire et en dérivatif à tous les défis qui assaillent la France et qui peine à les relever", ajoute la même source.
Indigente, la France officielle est réduite à réchauffer des recettes éculées. Vendredi dernier, le procureur français, Olivier Christen, a affirmé sur Franceinfo, que huit procédures relevant du “terrorisme d’Etat” sont ouvertes, impliquant l’Iran, la Russie et l’Algérie. Ce nouveau pantin de l’antiterrorisme, qui n’a pas omis de rajouter l’Algérie à sa liste, nous rappelle, en effet, un épisode bien sombre. Celui de la féroce campagne menée durant la décennie noire contre l’Algérie sous le slogan honteux de « Qui tue qui » dont a usé jusqu’à l’abus Marc Trévidic, un autre juge antiterroriste, aux plus forts moments de cette campagne haineuse contre le peuple algérien et ses institutions. Aucune évolution donc dans l’approche de l’Etat profond français envers l’Algérie. Les propos d’Olivier Christen, impliquant l’Algérie, s’inscrivent dans la continuité de la surenchère et rien de plus. Les choses iront mieux, même très quand la France abandonnera définitivement ses lubies qui lui font croire qu’Alger est une sous-préfecture de Paris.

R. N.

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