Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ, a plaidé, hier, pour une coopération internationale efficace, notamment en matière de récupération des avoirs.
L’Algérie, consciente du danger du fléau de la corruption et ses répercussions sur la stabilité et la sécurité des sociétés, est l'un des premiers États signataires de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC), le 25 août 2004, a indiqué, hier, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ. Dans son intervention par visioconférence, à l’ouverture des travaux de la 11e session du Sommet des pays membres de la CNUCC, qui se tient à Doha du 15 au 19 décembre, le garde des Sceaux a souligné l’engagement de l’Algérie, qui a promulgué «une loi spécifique dédiée à la prévention et la lutte contre la corruption» en 2006.
Il a fait savoir que cette loi compte un chapitre spécial relatif aux principes fondamentaux en matière de coopération internationale et de récupération des avoirs. Aussi, l’Algérie accorde une importance extrême à la question de la coopération internationale en matière de récupération des avoirs «en tant qu’objectif principal de la Convention, contribuant au soutien des efforts des pays afin d’atteindre les objectifs du développement durable».
Le ministre a indiqué, en ce sens, que les autorités judiciaires ont adressé 54 demandes à 11 pays, dans le cadre des efforts visant à confisquer les fonds détournés à l’étranger. Boudjemâa a saisi l’occasion, pour exprimer son souhait d’une suite à ces demandes, «pour une réponse favorable de la part des pays concernés, dont certains ont répondu favorablement pour une coopération internationale efficace et une réponse rapide», a-t-il insisté. En ce sens, le garde des Sceaux a salué les entraides fournies par les réseaux internationaux, à l’instar de l’Initiative STAR (Stolen Asset Recovery Initiative), pour le recouvrement des avoirs volés (STAR), lancée par l'ONUDC et la Banque mondiale, visant à faire disparaitre les refuges pour les fonds issus de la corruption, et le Forum mondial de récupération des avoirs «en tant que mécanismes très efficaces et en réponse aux besoins de la coopération internationale».
En ce sens, il a réitéré «l’engagement total de l’Algérie pour la poursuite de l’exécution de la Convention onusienne», affirmant que «la lutte contre la corruption est classée parmi les priorités des politiques nationales dans l’objectif de la moralisation de la vie publique et la consolidation des mécanismes d’audit dans le domaine de la lutte et l’interdiction de la corruption», a-t-il assuré. En ce sens, le ministre a indiqué, que «l’Algérie, sous la gouvernance du président de la République Abdelmadjid Tebboune, a créé un climat politique et économique anti-corruption, qui s’articule sur l’édification d’un État de droit et d’institutions efficaces et qualifiées, avec l’adoption d’une approche globale basée sur l’action commune avec la société civile», a-t-il détaillé.
Enfin, l’Algérie réitère sa position et son attachement aux principes d’orientation du cadre référentiel qui définit le mécanisme de révision, mettant l’accent sur la caractère gouvernemental du mécanisme et le développement de la prochaine phase en s’appuyant sur les résultats d’évaluation et les bonnes pratiques.
L’Algérie accorde une importance extrême à la question de la coopération internationale en matière de récupération des avoirs, «en tant qu’objectif principal de la Convention contribuant au soutien des efforts des pays afin d’atteindre les objectifs du développement durable ».
N. B.