Organisé par le Conseil national de la recherche scientifique et des technologies (CNRST), l’atelier consacré à la gouvernance du système national de la recherche scientifique s’est poursuivis, hier, avec des interventions riches et variées et des propositions de qualité visant à hisser le développement technologique à un niveau supérieur.
Il a été question, notamment de traiter et de diagnostiquer l’état des lieux en la matière avant de soumettre, à l’assistance, les différentes recommandations pratiques à même d’optimiser le système national de recherches pour pouvoir en faire «une véritable locomotive de l'économie nationale».
Il faut dire que les hauts cadres de Sonatrach, Sonelgaz et Saidal, qui se sont succédé à la tribune, ont tous valorisé les réalisations accomplies et évoqué un certain nombre d’objectifs assignés pour chacun de ces activités, de même qu’ils ont axé l’essentiel de leurs communications sur leurs visions de développement de la recherche.
Favoriser l'entrepreneuriat
L’autre remarque importante à retenir concerne la coordination des activités de recherches entre les différents secteurs qui a été, d’ailleurs, l’une des questions essentielles formulées, lors de cette journée de clôture.
«On compte, dans notre pays, une multitude de centres et d’unités de recherches, d’agences thématiques, de CRD et de départements de recherches mais aussi des laboratoires, des incubateurs et des parcs technologiques pour favoriser l’entreprenariat.
Toutes ces entités multidisciplinaires relevant de différents secteurs manquent, cependant, de coordination», a indiqué le Pr Sellami Mokhtar, l’un des modérateurs de la rencontre.
Il a déclaré que la gouvernance de la recherche scientifique et du développement technologique nécessite une «réelle concertation» et une «large adhésion» des communautés politiques, académiques et citoyennes pour relever les défis qui s’imposent à la nation. Pour lui, la clarification des objectifs de la recherche, la mobilisation des chercheurs, l’octroi de financement avec une estimation des délais et du retour sur investissement, ne sont plus une option mais plutôt un impératif.
En fait, les organisateurs de l’atelier considèrent que le moment est venu de revoir le système de recherches national de façon à ce que ce dernier puisse être optimisée, tant en matière de performances et de cohérences que d’adaptation aux objectifs socio-économiques de développement.
«Revoir le système de recherche national»
L’autre question primordiale soulignée lors de cet atelier a trait au processus de l’économie de la connaissance qui doit «absolument générer de la richesse et ce, à travers de petites entités très dynamiques, telles que les start-up, par exemple».
L’accent est également mis sur la nécessité de valoriser les acquis et de combler l’ensemble des insuffisances constatées, de manière à rendre notre système national de la recherche scientifique très efficace, en concrétisation des engagements du président de la République.
De son côté, le Pr El Hadi Benyoucef, lui aussi modérateur de cette rencontre, a tenu à préciser que l’atelier s'inscrit dans la continuité d'une série de workshops organisés par le CNRST dans le cadre de l'élaboration de son rapport annuel à soumettre au Président de la République.
«L’atelier, a-t-il noté, braque la lumière sur la gouvernance de la recherche, en mettant en évidence aussi bien les points forts que les points faibles et en œuvrant à trouver les meilleurs processus d’amélioration possibles pour faire de la recherche scientifique une recherche qui doit transiter d’une recherche qui avait pour souci majeur la formation académique, vers une recherche à impact socio-économique.
Désormais, la recherche scientifique est créatrice de richesses, créatrice d’emplois». Il ajoutera qu’elle s’inscrit, aussi, dans l’innovation afin de répondre «au mieux» aux besoins du citoyen et de relever les défis inhérents, notamment à la sécurité énergétique, alimentaire et sanitaire.
Soraya Guemmouri