Entretien réalisé par Soraya Guemmouri
El Moudjahid : Un chantier de réformes est lancé dans plusieurs secteurs d’activités, y compris dans le domaine de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le président de la République a toujours insisté sur l'importance de créer de nouvelles villes scientifiques comprenant des écoles nationales supérieures spécialisées dans différentes régions du pays pour former notre élite sur la base d'une étude réaliste et profonde des besoins nationaux…
Pr Kamel Baddari : La création de pôles d’excellence à travers différentes régions du territoire national fait partie, en effet, des réformes engagées. Cela obéit à l’objectif de recherche d’une cohérence globale du système d’enseignement qui se mettrait en place en conformité avec la stratégie de développement adoptée par les pouvoirs publics algériens. La finalité est de participer au rayonnement national et, même, international de ces établissements algériens et de les rapprocher davantage de la population et des territoires afin de faciliter la structuration du territoire et de l’enseignement supérieur car ces pôles d’excellence devront répondre aux besoins de qualification de la population et du territoire. Il s’agit, en fait, de contribuer à la croissance et au développement des activités nouvelles pour s’inscrire dans une telle société qu’on appelle aujourd’hui, dans le nouveau monde, la société de l’innovation. Cette démarche nécessitera de ces établissements d’assurer des formations beaucoup plus appuyées sur les pratiques de la recherche ; c'est-à-dire sur la curiosité et l’entreprenariat. Il est clair que l’objectif de création de ces pôles est de répondre, en premier lieu, aux besoins en qualification de la société algérienne puisque ces pôles sont appelés à remplir notamment la fonction d’employeur dans les régions dans lesquelles ils s’implantent.
El Moudjahid : Un chantier de réformes est lancé dans plusieurs secteurs d’activités, y compris dans le domaine de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le président de la République a toujours insisté sur l'importance de créer de nouvelles villes scientifiques comprenant des écoles nationales supérieures spécialisées dans différentes régions du pays pour former notre élite sur la base d'une étude réaliste et profonde des besoins nationaux…
Pr Kamel Baddari : La création de pôles d’excellence à travers différentes régions du territoire national fait partie, en effet, des réformes engagées. Cela obéit à l’objectif de recherche d’une cohérence globale du système d’enseignement qui se mettrait en place en conformité avec la stratégie de développement adoptée par les pouvoirs publics algériens. La finalité est de participer au rayonnement national et, même, international de ces établissements algériens et de les rapprocher davantage de la population et des territoires afin de faciliter la structuration du territoire et de l’enseignement supérieur car ces pôles d’excellence devront répondre aux besoins de qualification de la population et du territoire. Il s’agit, en fait, de contribuer à la croissance et au développement des activités nouvelles pour s’inscrire dans une telle société qu’on appelle aujourd’hui, dans le nouveau monde, la société de l’innovation. Cette démarche nécessitera de ces établissements d’assurer des formations beaucoup plus appuyées sur les pratiques de la recherche ; c'est-à-dire sur la curiosité et l’entreprenariat. Il est clair que l’objectif de création de ces pôles est de répondre, en premier lieu, aux besoins en qualification de la société algérienne puisque ces pôles sont appelés à remplir notamment la fonction d’employeur dans les régions dans lesquelles ils s’implantent.
Selon vous, quels seraient les secteurs les plus prioritaires dans cette optique ?
Je voudrais m’exprimer d’abord sur les métiers du futur qui sont basés sur l’innovation en matière d’intelligence artificielle, en matière de technologies de l’information et de la communication, c'est-à-dire les TIC et la sécurité énergétique. Comme on le sait, il y a trois axes de recherche que notre pays cherche à développer absolument dans le prochain projet de recherche nationale ; il s’agit en l’occurrence des trois sécurités ; énergétique, alimentaire ainsi que la sécurité dans le domaine de la santé. Le premier élément de contexte de création de ces pôles est l’entrée de la société algérienne dans une économie du savoir, là où la création de valeurs est sous entendue par la maîtrise de la connaissance et la création d’entreprises par les futurs jeunes diplômés qui seront certainement engagés dans un développement des actifs immatériels pour développer le pays et subvenir aux besoins de la population.
Vous évoquez les questions importantes de production de richesses et d’emplois et d’absorption du chômage. Quel serait l’apport, à moyen terme, de la recherche scientifique pour les secteurs productifs, comme c’est le cas par exemple pour ceux de l’industrie et de l’agriculture ?
Ces pôles universitaires ont trois missions principales. L’Enseignement, bien entendue, la Recherche scientifique mais aussi la création de richesses ou bien la création d’entreprises. La création d’entreprises veut dire que les futurs diplômés ne seront plus des demandeurs d’emplois mais des créateurs d’emplois. Il s’agira donc d’apporter une valeur ajoutée à l’économie à l’échelle locale, là où seront implantés ces pôles et cela constituera, par voie de conséquence, un facteur principal dans le développement de la société. Selon les prévisions, il va y avoir d’ici à quelques années, des milliers de métiers qui vont disparaitre et nous devons, donc, prendre nos devants. C’est dans ce contexte que l’Algérie, à travers son enseignement supérieur, va contribuer à la création de nouveaux métiers fondés sur l’intelligence artificielle, la robotique, le Big Data, les TIC,… sans oublier les créneaux qui sont en relation avec la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et la sécurité en matière de santé et de bien-être et confort du citoyen algérien. A moyen terme, l’apport de la recherche scientifique pour les secteurs productifs, comme ceux que vous venez de citer, à savoir l’industrie et l’agriculture, devrait être très important en hissant ces activités à des niveaux supérieurs grâce au capital scientifique de très haut niveau.
S. G.