Le carton plein face au WB Aïn Benian (5-1), lundi en seizièmes de finale de la Coupe d’Algérie, n’aura finalement rien changé.
Ni crédit supplémentaire, ni sursis mérité. Saed Ramovic semble plus que jamais sur un siège éjectable au CR Belouizdad, où son départ n’est désormais plus qu’une affaire de calendrier. Au coup de sifflet final, l’entraîneur allemand se voulait pourtant combatif. « Ne croyez pas aux rumeurs. Je reste là et je me battrai », lançait-il en face des journalistes. Une sortie attendue au milieu du flou entourant son avenir sur le banc belouizdadi. Car à Belcourt, le doute ne date pas d’hier. Depuis le début de l’automne, Ramovic a perdu le crédit dont il bénéficiait à son arrivée. Il espérait sans doute que cette qualification en Coupe d’Algérie serve de nouveau totem. Mais le rapport de force disproportionné face à un adversaire hiérarchiquement inférieur n’a trompé personne.
Ce succès, aussi large soit-il, n’a rien d’un exploit. Et surtout, il n’a pas infléchi la position de la direction. Selon une source influente au sein du club, les discussions en vue d’une résiliation du contrat « à l’amiable » ont bel et bien débuté. Sous contrat jusqu’en 2028, sans clause d’objectifs, Ramovic aborde toutefois ces négociations en position de force. Un détail contractuel qui complique l’équation pour les dirigeants, mais qui ne freine pas la détermination de Bahloul, bien décidé à tourner la page.
Le président du conseil d’administration reste convaincu qu’un terrain d’entente peut être trouvé rapidement, possiblement après la rencontre de championnat face à l’Olympique Akbou, ce samedi à domicile. Une échéance qui pourrait marquer la fin d’un cycle déjà bien fragilisé. Ayant perdu, semble-t-il, une partie du vestiaire et déjà lâché par le public, Saed Ramovic ne devrait pas s’éterniser sur le banc du Chabab. Surtout que son maintien ne ferait qu'accentuer la pression sur la direction.
En quête de crédit
Pour le technicien, l'enjeu, aujourd'hui, est comment obtenir une compensation financière à la hauteur de son engagement contractuel. Alors que la direction a, selon toute vraisemblance, plus à y gagner en résiliant le contrat qu'en le maintenant en poste. Bien qu'une indemnité de départ reste inévitable.
A. A. A.