Dans un message adressé au Forum des jeunes leaders et lu en son nom par le sénateur Aïssa Bouregba : le moudjahid Salah Goudjil partage la sagesse de toute une vie

Le moudjahid Salah Goudjil, ancien président du Conseil de la nation, s’est adressé aux jeunes, à l’occasion du Forum des jeunes Leaders, tenu le jeudi 25 décembre 2025, à Biskra.

Salah Goudjil a commencé par exprimer ses regrets de ne pouvoir être présent physiquement à la rencontre organisée par le Conseil supérieur de la jeunesse, affirmant avoir tenu, cependant, à partager sa vision et transmettre son message à la jeunesse, car «ce qui nous unit est plus grand que les distances, plus durable que les circonstances et plus profond que la forme», a-t-il souligné, évoquant l’importance de la continuité entre les générations dans la construction nationale. Témoin d’un siècle de transformations, héritier de la mémoire d’une nation et gardien d’une parole sincère destinée à la prochaine génération de dirigeants, Salah Goudjil a affirmé que «l’indépendance n’est pas la fin du chemin, mais son commencement» et que la jeunesse consciente «agit, et lorsqu’elle agit bien, elle change le cours de l’histoire.»

Et de poursuivre : «L’Algérie pour laquelle nous nous réunissons aujourd’hui n’a jamais été une coïncidence géographique, ni un événement fortuit de l’histoire. Elle est une idée, avant d’être un État, une cause, avant d’être des institutions, et une révolution de valeurs, avant d’être une Révolution armée». Il a rappelé que la génération de Novembre avait tracé la voie de l’indépendance, dans le sang et le sacrifice, et que les jeunes d’aujourd’hui sont appelés à compléter cette œuvre historique, car «l’Histoire, mes enfants, ne se construit pas avec une seule génération». «Vous êtes la génération de la seconde mission. Votre rôle est celui de transformer la légitimité historique en légitimité d’accomplissement, traduire la révolution de la mémoire en projet d’État et protéger la souveraineté de l’Algérie face aux défis, non seulement contre l’extérieur, mais aussi contre la faiblesse interne, la négligence et la médiocrité», a-t-il insisté. Salah Goudjil a également insisté sur la responsabilité des jeunes dans un monde en mutation : «Le monde a changé.

Les guerres ne se mènent plus seulement sur les fronts, mais dans l’économie, la connaissance, les médias et la conscience collective. Aujourd’hui, alors que l’Algérie entre dans une nouvelle étape de son histoire, elle ne vous demande pas la nostalgie, mais la vision ; elle ne vous demande pas le culte, mais le progrès ; elle ne vous demande pas le silence, mais la responsabilité.» Pour lui, la liberté d’expression est essentielle, mais elle doit être constructive : «Nous sommes pour la parole qui construit et non qui détruit, qui avertit et non qui trompe, qui différencie avec conscience et non qui provoque l’absurde au nom de l’audace.» Le moudjahid a rappelé que l’Algérie possède tous les atouts pour être une nation souveraine et respectée : histoire de lutte, jeunesse dynamique, ressources naturelles et position stratégique.

Mais sans des esprits conscients et des élites intègres, ces atouts se transforment en fardeaux. «Il n’y a pas d’avenir pour une Algérie forte sans une jeunesse consciente, intègre, attachée à son pays et à la pointe des dernières technologies», a-t-il affirmé, avant de saluer la vision du Président Abdelmadjid Tebboune qui place la jeunesse au cœur des projets nationaux. «La vision conduite aujourd’hui par le Président Tebboune, n’est pas un simple programme circonstanciel, mais une volonté de redonner à l’État son esprit social, sa souveraineté économique et la centralité du citoyen dans la décision publique. C’est une vision qui redonne valeur au travail, fait de la jeunesse un partenaire et non un ornement. Mais les visions, aussi éclairées soient-elles, ne se concrétisent que par des hommes et des femmes qui y croient, et vous êtes appelés, non pas à l’approuver depuis les gradins, mais à la porter sur le terrain, dans l’administration, dans l’économie, dans la société et dans la politique dans son sens noble.» Le moudjahid Salah Goudjil a également adressé plusieurs recommandations aux jeunes leaders.

Il les a invités à lire l’histoire pour s’en libérer et non pour s’y enfermer, à comprendre et transmettre la mémoire de la lutte contre le colonialisme aux générations présentes et futures, en leur rappelant que le colonialisme a été un crime contre les Algériennes et les Algériens. Il les a exhortés à être patriotes sans tomber dans le fanatisme et à rester ouverts aux autres sans jamais se dissoudre dans leur identité. «Ouvrez-vous aux autres, et que l’Afrique soit votre foyer, une source d’inspiration et de coopération. Pratiquez la politique comme un véritable service rendu à la nation, et non comme un moyen de pouvoir ou de profit. Faites de l’État un cadre pour la réforme et le progrès, jamais une cible de destruction ou de conflits inutiles», a-t-il souligné.

Il a insisté sur l’importance du dialogue et du débat : «Discutez, confrontez vos idées, mais toujours pour le bien de l’Algérie et jamais contre elle». Salah Goudjil a enfin souligné que le Forum des jeunes leaders d’Algérie n’est pas un événement ponctuel, mais un véritable laboratoire pour la conscience nationale et la pépinière des élites qui porteront le flambeau du pays. «L’Algérie va bien, tant qu’elle a une jeunesse qui questionne profondément, réfléchit sincèrement et agit avec dévouement. Que Dieu protège l’Algérie et sa jeunesse et fasse de vous des leaders qui ne sont pas consumés par l’instant, mais qui façonnent le temps», a conclu le moudjahid.

«La vision conduite aujourd’hui par le Président Tebboune, est une vision qui redonne valeur au travail, fait de la jeunesse un partenaire et non un ornement (…) Vous êtes appelés, non pas à l’approuver depuis les gradins, mais à la porter sur le terrain...»

« Il n’y a pas d’avenir pour une Algérie forte, sans une jeunesse consciente, intègre, attachée à son pays et qui est à la pointe des dernières technologies.  »

H. Y.

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