Les chefs des groupes parlementaires des deux chambres du Parlement, qui se sont exprimé lors de la session consacrée à l’adoption du projet de loi relatif à l’amendement technique de la constitution, ont été unanimes à soutenir le texte qui leur a été présenté estimant qu’il apportera les ajustements nécessaires pour améliorer le fonctionnement des institutions et de l’Etat.
Bachir Amiri (chef du groupe parlementaire du parti Bina à l’APN) :
«Nous nous rencontrons aujourd'hui en un moment historique qui reflète la conscience de l'État algérien envers lui-même, sa capacité de révision et d'ajustement, ainsi que sa courageuse disposition à rattraper le temps pour réaliser le meilleur. La Constitution, dans son essence, n'est pas un texte figé. Elle doit évoluer avec l'État et la société. Le document constitutionnel idéal n'est pas celui qui reste immuable et refuse l'amendement ou le changement, mais bien celui qui possède la capacité de s'adapter et de répondre aux évolutions.
C'est dans cette optique que le projet de révision constitutionnelle qui nous est présenté aujourd'hui reflète une volonté politique claire de bâtir des institutions plus efficaces, plus réactives et en phase avec les exigences de redressement et de correction».
Fateh Brikat (chef du groupe parlementaire du parti El Moustakbel à l’APN) :
«Nous nous trouvons dans un contexte national précis qui exige de nous tous le plus haut degré de conscience, de responsabilité et de ralliement sincère autour des institutions de l'État. Il s'agit de renforcer le processus de réforme initié par Monsieur le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Cet amendement technique, bien qu'il puisse paraître procédural en apparence, reflète en substance la dynamique de l'État algérien et sa capacité à s'adapter continuellement aux défis. Il s'agit d'ajuster ses mécanismes juridiques pour garantir l'efficacité, la performance et la continuité.
C'est la preuve que --l'Algérie Nouvelle-- n'est pas un simple slogan, mais un processus complet de réformes profondes touchant divers domaines : politique, économique et social».
Issam Nechma (chef du groupe parlementaire du parti El Moustakbel au Conseil de la nation) :
«Ce projet intervient près de cinq ans après l'application de la Constitution de 2020 et après l'achèvement de l'édifice institutionnel qui en découle. La pratique a révélé la nécessité d'améliorer certains aspects techniques contenus dans les dispositions, afin de garantir une plus grande clarté dans l'application et une cohérence plus nette dans le fonctionnement des institutions.
Au sein du groupe parlementaire du Front El Moustakbel au Conseil de la Nation, nous considérons que la question ne se limite pas seulement à une modification matérielle de nature procédurale. Elle est fondamentalement liée à la garantie de la continuité de l'État, au fonctionnement régulier de ses institutions et à la cohérence de ses lois.
De ce point de vue, nous percevons ce projet comme une étape nécessaire pour confirmer la clarté institutionnelle et renforcer l'édifice constitutionnel dans ses aspects pratiques. Cette rencontre, qui réunit les deux chambres du Parlement, incarne l'esprit de complémentarité institutionnelle dans l'exercice de la responsabilité nationale envers les grandes questions constitutionnelles».
Mohamed Touil (chef du groupe parlementaire du RND à l’APN):
«Nous nous réunissons aujourd'hui alors que le monde est témoin de changements et de bouleversements géostratégiques sans précédent. Dans ce contexte, nous estimons au sein du Rassemblement National Démocratique qu'il est indispensable de nous rappeler à tous que cette donnée dangereuse nous pousse, et nous impose même en tant que Algériens, malgré nos divers horizons politiques et idéologiques, à nous unir davantage, à renforcer notre front intérieur et à consolider notre cohésion nationale. C'est en effet le garant essentiel, le bouclier de sécurité pour les institutions de l'État et le rempart pour protéger la souveraineté nationale et sa stabilité».
Lazreg Bettaher (chef du groupe des indépendants au Conseil de la Nation) :
«Bien que cette révision constitutionnelle revête un caractère technique, procédural et organisationnel, elle porte des significations politiques profondes : Efficacité institutionnelle, traduisant une volonté politique sincère de renforcer la performance des institutions de l'État; Adaptabilité, puisqu’elle permet d'adapter le texte constitutionnel aux exigences et aux spécificités de chaque étape du développement de l'État algérien; Cohérence, puisque garantissant une meilleure harmonie dans les compétences et une plus grande efficacité dans l'action publique. Le Groupe des Indépendants au Conseil de la Nation salue cette initiative et la considère comme une étape positive vers : la consolidation de l'État de droit, le renforcement de la bonne gouvernance, la consécration de la transparence dans la gestion des affaires publiques».
Laid Boukref (chef du groupe parlementaire du MSP à l’APN) :
«Nous nous réunissons aujourd'hui pour discuter du projet d'amendement partiel de la Constitution, dans un contexte national, régional et international précis qui exige de nous tous de faire preuve de vigilance et d'un esprit de responsabilité politique collective, tout en privilégiant la logique du consensus national. Ce consensus est le garant de la stabilité et du renforcement de la cohésion du front intérieur, afin de préserver l'unité de notre chère patrie et sa souveraineté, tout en renforçant la confiance dans les institutions de l'État. Au sein du Mouvement de la Société pour la Paix, nous saluons le processus de dialogue et de concertation qui a précédé l'élaboration de ce document, ainsi que les projets de lois liés à la réforme de l'environnement de la gouvernance, à l'instar de la loi électorale et de la loi sur les partis. Nous enregistrons également avec satisfaction la réponse positive à certaines observations formulées par le MSP, qu'elles soient passées ou futures. Notre position au sein du MSP concernant ce projet ne repose pas sur des calculs conjoncturels. Elle s'appuie sur une vision politique responsable dont les piliers sont : Le soutien à la continuité des institutions de l'État; Le renforcement de la stabilité; L'amélioration de la qualité des textes constitutionnels; La consécration de l'État de droit; Le renforcement des libertés et de la confiance entre le citoyen et ses institutions».
Ahcen Hani (pour le chef du groupe des indépendants à l’APN) :
«Le groupe parlementaire des Indépendants, en participant à cette réunion historique du Parlement dans ses deux chambres, confirme avec toute fierté que le saut qualitatif que vit aujourd'hui notre pays, l'Algérie, aux niveaux économique et politique — dans un environnement régional et international troublé par les crises et les défis — n'aurait pu se réaliser sans l'attachement rigoureux au respect du processus constitutionnel correct et l'adhésion indéfectible aux constantes de l'action institutionnelle.
L'Algérie, préservée par la grâce de Dieu et sous la direction du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a prouvé que la stabilité est le résultat d'institutions fortes qui respectent la Constitution et travaillent dans un cadre de concertation et de coordination.
La construction de la cohésion nationale n'est plus un luxe politique ni un discours populiste, mais elle est devenue une nécessité existentielle. Cela s'est manifesté clairement à travers la synergie nationale et l'esprit de coordination et de concertation continue entre les différentes institutions».
Larbi Mouaz (chef du groupe parlementaire du FLN au Conseil de la Nation) :
«Le Front de Libération Nationale, fort de sa profondeur historique en tant que garant de l'idée de l'État national et accompagnateur de son édification depuis l'indépendance, s'inscrit aujourd'hui avec responsabilité et conscience dans cette démarche constitutionnelle. Une adhésion qui ne relève pas de la simple circonstance, mais qui est encadrée par une conviction politique profonde : la pérennité de l'État repose sur le développement de ses textes, et la force de ses institutions se construit par une accumulation sereine et équilibrée.
Monsieur Abdelmadjid Tebboune, Président de la République, a choisi depuis 2019 de fonder un processus de réforme globale. Celui-ci ne repose pas sur la rupture, mais sur la réorganisation des priorités, la construction de la confiance et l'amélioration de la performance publique, dans le cadre d'une vision claire pour l'Algérie Nouvelle : un État à l'écoute de sa société, qui optimise l'organisation de ses institutions et consacre sa souveraineté dans ses décisions et ses pratiques.
La Constitution de 2020 a constitué le point d'ancrage de ce parcours. Cependant, la fidélité à son esprit ne consiste pas à la figer, mais à l'accompagner par des ajustements chaque fois que la pratique l'exige. C'est précisément ce que concrétise cet amendement proposé, qui vient traiter avec précision certains aspects techniques et améliorer l'applicabilité du texte, sans pour autant toucher à la substance des choix entérinés par la Constitution».