Amendement technique de la constitution : le projet de loi adopté à l’unanimité

Photo : Nesrine T.
Photo : Nesrine T.

Les membres du Parlement, réuni en ses deux chambres, ce mercredi 25 mars 2026, au Palais des Nations, ont adopté à l’unanimité le projet de loi relatif à l’amendement technique de la Constitution.

Les 542 membres présents, de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Conseil de la Nation, dont 42 par procuration, ont tous voté «oui» pour le texte proposé.

La commission parlementaire conjointe, élargie aux membres des commissions permanentes des affaires juridiques et administratives des deux chambres, qui avait examiné le texte, a estimé, dans son rapport, dont la lecture a été faite par son rapporteur, le député Brahim Fekhour, que «le contenu de cet amendement constitutionnel technique reflète véritablement la volonté de Monsieur le Président de la République de renforcer l'État de droit et des institutions, d'ancrer les principes de transparence et de gouvernance, et de garantir l'efficacité des institutions et l'équilibre des pouvoirs, au service de l'intérêt de la patrie et des citoyens».

«En couronnement du processus de réformes, le projet de cet important amendement constitutionnel, initié par Monsieur le Président de la République après des consultations avec divers partis politiques et composantes nationales, vient aujourd'hui confirmer son engagement à poursuivre la modernisation de l'État, à renforcer les piliers de la démocratie et à approfondir la participation politique, dans le cadre d'une unité nationale solide répondant aux aspirations du peuple, aux aspirations du peuple algérien», a-t-elle ajouté. 

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a indiqué, quant à lui, à l’issue de l’adoption, que ce projet «incarne la volonté inébranlable de l'État algérien de poursuivre le renforcement du processus démocratique et la consécration de l'État de droit sur des bases solides», soulignant qu’il s’agit aussi de «construire une véritable démocratie fondée sur les références constitutionnelles, les constantes nationales, les principes de légitimité, la protection des droits et libertés, et la stabilité des institutions».

«Ces réformes profondes et les nombreux chantiers qui ont été adoptés, avec en tête l'amendement constitutionnel, ont constitué un tournant décisif et une transformation qualitative dans le processus de construction de l'État des institutions, ainsi qu'un cadre de référence solide qui régit la vie politique, l'équilibre entre les pouvoirs, l'élargissement de la marge des libertés et la revalorisation du rôle des institutions de contrôle», a indiqué, pour sa part, le président du Conseil de la Nation, Azouz Nasri, lors de son intervention de clôture de la session.

 

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