CAN féminine 2026 : le ministre sud-américain des Sports sort la sulfateuse contre le Maroc

Le flou persiste autour de la CAN féminine 2026. Ni nouvelles dates, ni confirmation officielle du pays hôte, la Confédération africaine de football entretient un silence pesant. Une opacité qui agace et qui a fait sortir de sa réserve le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie.

Déjà candidat déclaré pour accueillir le tournoi en cas de désistement, Pretoria passe désormais à l’offensive. Et la cible est le Maroc. «Si le Maroc est prêt à organiser la CAN féminine après une CAN réussie, qu’il le fasse. Sinon, nous avons les stades et les infrastructures. Nous ne nous laisserons pas prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous», a lancé le ministre, sans détour.

Le ton s’est durci davantage lorsque McKenzie a évoqué la récente CAN masculine remportée par le Sénégal dans des conditions qui ont frôlé le chaos : «Le monde doit-il souffrir parce que le Sénégal a gagné ? Si la finale avait eu un autre scénario, serions-nous dans cette incertitude ?» s’est-il interrogé, laissant entendre que les remous consécutifs à la précédente édition auraient rebattu les cartes.

Ces déclarations interviennent alors que la compétition féminine, initialement programmée du 17 mars au 3 avril 2026, serait officieusement reportée. Pourtant, aucune communication formelle n’est venue entériner ce changement. Un contraste frappant avec les discussions qui ont eu lieu entre la CAF et le Maroc le mois de janvier sur l’organisation de la CAN 2028.

Entre tacles appuyés et pression diplomatique à peine voilée, Pretoria affiche sa disponibilité : «Nous n’attendons personne. Si le Maroc ne veut pas accueillir la compétition, l’Afrique du Sud est prête.»

Dans ce bras de fer à distance, la CAF reste muette. Son silence intrigue plus qu’il n’interpelle. À dix jours de la date supposée du coup d’envoi du tournoi, aucune communication officielle n’est tombée.

A. A. A.

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