L’Algérie a quitté ce quart de finale battue, mais pas vidée de sens. Face à un Nigeria solide et sûr de sa force, les Verts ont longtemps résisté avant de céder, au terme d’un tournoi qui, au-delà de son issue, confirme surtout la naissance d’une équipe en pleine maturation.
La première période a été éprouvante. Durant quarante-huit minutes, temps additionnel compris, les Algériens ont été contraints de courir après le ballon, laissant l’initiative à des Nigérians agressifs et bien organisés. Sous pression constante, la défense a dû s’employer à plusieurs reprises pour écarter le danger. Des décisions arbitrales contestées, ajoutées au poids de l’enjeu, ont semblé figer les Verts, incapables de ressortir proprement le ballon.
Le pressing haut des Super Eagles a étouffé toute tentative de construction. L’Algérie s’est heurtée à un bloc compact, discipliné, qui coupait les circuits de jeu et se projetait rapidement vers l’avant. À force de subir, les Verts ont failli rompre à plusieurs reprises, et regagner les vestiaires sur un score nul Vierge tenait presque de l’exploit.
La reprise, en revanche, a été fatale. Deux minutes après le retour sur la pelouse, Victor Osimhen a surgi au second poteau pour ouvrir le score de la tête, récompensant une domination nigériane jusque-là stérile. Ce but a obligé l’Algérie à sortir, à s’exposer davantage, sans pour autant trouver les solutions offensives espérées.
Même menée, la sélection algérienne ne s'est jamais rebiffé. Elle a continué à subir le jeu, à défendre, avant de céder une seconde fois sur un contre rapide, sanction logique face à une équipe nigériane chirurgicale.
L’élimination est là, cruelle, mais elle ne gomme pas les enseignements positifs. Cette Algérie a montré qu’elle savait se transcender qu’elle avait gagné en discipline, en cohésion et en maturité. L'Algérie quitte cette CAN avec la certitude d’avoir posé des bases solides d'une équipe prometteuse. Battue en quart de finale, certes, mais enrichie par une expérience précieuse.
Dans moins de six mois, aux États-Unis, cette équipe algérienne aura son mot à dire sur la scène mondiale. Plus mûre, plus lucide, et désormais consciente de ses forces, elle en sortira grandie de cette expérience.
A.A.A.