L’ambassadeur Amar Bendjama au Conseil de sécurité : «L’Algérie restera fidèle à ses engagements sur la Palestine»

L’ambassadeur Amar Bendjama a souligné que l'accord de cessez-le-feu, en vigueur à Ghaza depuis le 10 octobre dernier, est violé quotidiennement par des raids aériens sionistes ayant déjà causé la mort d'au moins 356 Palestiniens.

Fidèle à ses positions immuables sur la question palestinienne, l'Algérie a, une nouvelle fois, marqué les débats aux Nations unies, en attirant, avant-hier à New York, l’attention sur le non-respect du droit international par l'entité sioniste, qui viole quotidiennement l'accord de cessez-le-feu à Ghaza et encourage l'expansion de ses colonies en Cisjordanie occupée, en profitant d'un système mondial «qui ne reconnaît que la force». Lors de son intervention à la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la «Situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne», le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a ouvert son allocution par un constat cinglant sur l'impunité dont continue à bénéficier l'entité sioniste.

L’ambassadeur Bendjama a précisé qu'en Cisjordanie occupée, «des dizaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés de force et plus de 1.000 opérations militaires ont entraîné l'arrestation de plus de 860 Palestiniens, dont au moins 50 enfants». En outre, il a alerté la communauté internationale sur une normalisation de la violence, affirmant que «le terrorisme des colons est devenu un événement quotidien, avec une moyenne de cinq incidents par jour durant l'année en cours». Pour l'Algérie, cette expansion coloniale n'est pas un accident de parcours, mais une stratégie délibérée. Le diplomate a ainsi rappelé que le colonisateur bafoue la résolution 2334 «en ayant récemment donné un "cadre légal" à des projets de construction de nouvelles colonies».

M. Bendjama a également mis en lumière la destruction systématique des infrastructures civiles, en citant plus de 1.000 démolitions enregistrées à Ramallah et Al Qods-Est, depuis octobre 2023, les deux bâtiments détruits, avant-hier, et «les 100 maisons palestiniennes (qui) seront détruites dans les prochains jours». «Ce n'est pas une dérive, c'est la routine quotidienne de l'occupation», a-t-il martelé, en résumant le drame vécu par le peuple palestinien et en exprimant ses regrets face au silence du Conseil de sécurité sur ce sujet. Concernant la bande de Ghaza, l'Algérie a dénoncé la fragilité des engagements internationaux. M. Bendjama a souligné que l'accord de cessez-le-feu, en vigueur depuis octobre dernier, est violé quotidiennement par des raids aériens ayant déjà causé la mort d'au moins 356 Palestiniens, dont des femmes, et au moins 58 enfants, en plus de blesser plus de 1.000 autres personnes. Face à ce chaos, il a appelé les garants internationaux de l’accord de cessez-le-feu à «respecter leurs engagements», tout en rappelant que la menace s'étend désormais au Liban et à la Syrie.

Enfin, le diplomate, tout «en rappelant la condamnation ferme par l'Algérie de l'agression sioniste ayant visé le siège de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) à Al Qods occupée», a conclu son intervention en citant une déclaration du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, réaffirmant que «l'Algérie restera fidèle à son engagement de soutenir nos frères et sœurs en Palestine occupée, et ne ménagera aucun effort pour défendre leurs droits légitimes jusqu'à ce qu'ils recouvrent leur souveraineté et établissent un État palestinien libre et indépendant».

Y. Y.

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