La majorité de la population à Ghaza est toujours confrontée à une insécurité alimentaire aiguë, a déploré samedi la branche belge de l'ONG Oxfam International, qui s'est dit "extrêmement préoccupée" par les conditions climatiques qui vont aggraver encore la souffrance de milliers de personnes affamées.
Réagissant à la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), l'ONG a averti, dans un communiqué, que "la majorité de la population est toujours confrontée à une insécurité alimentaire aiguë".
"La famine à Ghaza atteint encore des niveaux effroyables qui pourraient être évités", a affirmé Eva Smets, directrice d'Oxfam Belgique, cité dans le communiqué.
Selon Oxfam, l'entité sioniste autorise beaucoup trop peu d'aide à rentrer et continue de bloquer activement les demandes de dizaines d'organisations humanitaires reconnues.
"A elle seule, Oxfam dispose de 2,5 millions de dollars de marchandises humanitaires, dont 4 000 colis alimentaires, dans des entrepôts situés juste de l'autre côté de la frontière", a précisé cette organisation, pointant du doigt les autorités sionistes qui "refusent tout passage".
Alors que 1,6 million de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, dont 100 000 dans une situation catastrophique (niveau 5 de l'IPC), nous sommes extrêmement préoccupés par le fait que l'hiver et les inondations qui l'accompagnent vont aggraver encore la souffrance de milliers de personnes affamées qui vivent dans le dénuement", a ajouté l'ONG.
Oxfam soutient que le blocus illégal décrété par l'entité sioniste a conduit à "une réponse humanitaire délibérément limitée, imprévisible et totalement insuffisante pour faire face à la crise humanitaire actuelle".