Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a affirmé samedi à Alger que la justice algérienne s’inscrit désormais comme un véritable partenaire économique et d’investissement, dans le cadre de la nouvelle approche nationale visant à renforcer la sécurité juridique et à soutenir le développement économique.
Intervenant à l’ouverture du colloque national sur « la sécurité juridique et son impact sur le développement économique », organisé sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre a souligné que le secteur de la justice dépasse aujourd’hui ses missions traditionnelles pour accompagner les mutations de l’économie nationale. Cette orientation permet, selon lui, de mettre en place une justice anticipative, préventive et protectrice, contribuant directement à une croissance qualitative et durable.
M. Boudjemaa a mis en avant l’intérêt constant accordé par le chef de l’État au secteur de la justice, notamment à travers son implication dans la mise en œuvre de la stratégie nationale visant à instaurer une économie productive, ouverte et attractive. Il a estimé que les résultats enregistrés dans ce cadre constituent une réalité encourageante, traduisant la vision éclairée et la bonne gouvernance du président de la République.
Le ministre a également insisté sur l’importance de l’unification de l’application des dispositions du nouveau Code de procédure pénale, notamment en matière de poursuites liées à l’acte de gestion dans les entreprises publiques, ainsi que sur l’adoption de mécanismes alternatifs aux poursuites pénales pour les personnes morales, dans l’objectif de favoriser l’investissement et d’accélérer la relance économique.
Dans ce contexte, l’avocat est appelé à jouer un rôle central en tant que partenaire fiable des opérateurs économiques, en contribuant à la sécurisation des transactions commerciales, à l’exécution des contrats et à la résolution amiable des litiges à travers la médiation.
De son côté, le bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Alger, Mohamed Baghdadi, a salué la volonté des hautes autorités de consacrer l’État de droit, rappelant que la sécurité juridique est un principe constitutionnel garantissant la clarté des règles pour le citoyen et l’investisseur.
Les travaux de ce colloque, ouvert par le Premier ministre Sifi Ghrieb, se poursuivent à travers plusieurs sessions consacrées à la protection de l’acte de gestion et à la sécurité juridique dans le monde des affaires.