À la veille du Sommet, Sifi Ghrieb a participé à une réunion de concertation, présidée par le Président sud-africain.
Représentant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a participé, hier à Johannesburg, aux travaux du Sommet du G20, qui se tient durant 2 jours, sous le thème «Solidarité, Égalité, Durabilité». Prennent part aux travaux de ce sommet, présidé par le président de la République d'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, outre les pays membres du G20, plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, ainsi que des responsables d'organisations internationales et régionales. Les participants à ce sommet, qui se tient pour la première fois sur le continent africain, se penchent sur plusieurs questions liées aux défis auxquels fait face le monde aujourd'hui, notamment les priorités que la présidence sud-africaine a tenu à inscrire à l'agenda du G20, en phase avec les préoccupations et aspirations du continent africain. A la veille du Sommet, Sifi Ghrieb a participé à une réunion de concertation, présidée par le Président sud-africain. Cette réunion a rassemblé, dans un cercle restreint mais significatif, l’ensemble des chefs d'État et de gouvernement africains conviés au G20, ainsi que les responsables des principales organisations régionales du continent. Les discussions se sont articulées autour des résultats escomptés de ce sommet, portant une attention particulière aux enjeux revêtant une importance stratégique pour les nations africaines. L'assemblée s'est ensuite penchée sur les modalités propres à consolider l'action commune de l'Afrique. Il est question, plus précisément, de définir les voies et moyens de renforcer une position africaine unifiée, en soutenant les démarches initiées par la présidence sud-africaine du G20. Pour rappel, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, mandaté pour représenter le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est arrivé jeudi soir à Johannesburg. Sa présence aux travaux de ce Sommet du G20, hôte historique pour le continent, souligne l'engagement constant de l’Algérie dans les enceintes multilatérales et son attachement à la cause africaine.
K. A.
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Endettement, changement climatique, minerais critiques… : ce que l’Afrique réclame au G20
Le sommet du G20, ouvert hier à Johannesburg, revêt une importance singulière en ce sens qu’il se tient pour la toute première fois sur le sol africain, avec la participation des principales économies du continent que sont l’Algérie, l’Egypte, le Nigeria et bien évidemment l’Afrique du Sud qui accueille l’événement. Ce sommet, qui marque une étape à la fois symbolique et stratégique, offre au continent une visibilité sans précédent au sein de l’un des principaux espaces de la gouvernance économique mondiale. Au-delà de sa dimension historique, il constitue une occasion majeure pour l’Afrique de faire porter sa voix, mettre en lumière ses enjeux structurels et défendre ses aspirations multiples. Il s’agit également d’un moment privilégié pour inscrire durablement ses priorités dans l’agenda de ce forum réunissant les économies les plus développées au monde. Placé sous le thème «Solidarité, égalité et durabilité», ce sommet offre à l’Afrique du Sud une belle opportunité de promouvoir l’agenda continental, axé sur le développement durable, la transition énergétique, la sécurité alimentaire et la réforme de la gouvernance financière internationale hautement injuste envers les pays africains. Quatre priorités africaines majeures sont mises en avant et vigoureusement défendues lors de ce sommet où se sont entremêlés les enjeux climatiques, financiers et géopolitiques. En tête de ces préoccupations figure le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles, de plus en plus fréquentes et aggravées par les dérèglements climatiques liés à l’industrialisation intensive dans les pays occidentaux. Il est donc essentiel pour le continent d’obtenir un cadre financier et technique conséquent afin de réduire les risques liés à ces catastrophes et protéger des secteurs névralgiques, tels que l’agriculture, des effets dévastateurs des phénomènes climatiques extrêmes. La deuxième priorité de l’Afrique soulevée lors de ce sommet, c’est le traitement de la dette des pays vulnérable de sorte à la rendre plus soutenable et moins contraignante, notamment sur le plan du développement socio-économique. Car, il est prouvé que l’un des principaux obstacles au développement de beaucoup de pays africains, c’est le fardeau de la dette, qui devient d’année en année étouffant. En 2024, la dette publique africaine a franchi les 1.800 milliards de dollars, avec 163 milliards de dollars représentant le service de la dette, trop onéreux pour le continent. Le poids écrasant du service de la dette réside dans le fait qu’il dépasse la moitié des recettes publiques de nombreux pays du continent. Autrement dit, son remboursement se fait au détriment de tout investissement dans les infrastructures de base, la santé et l’éducation. L’Afrique réclame ainsi un allègement de cette dette, notamment à travers la vente d’une partie des réserves d’or importantes dont dispose le Fonds monétaire international (FMI). Mais pas seulement. Les pays africains réclament également une réforme du système financier international, qui pénalise lourdement le continent et qui limite son accès aux marchés des capitaux à cause de la fameuse prime à l’Afrique et de certaines exigences qui portent atteinte à la souveraineté des Etats emprunteurs. Pourtant, les données entre les mains des plus grandes agences de notation financières au monde démontrent que les pays africains sont loin d’être des mauvais payeurs, comparativement aux autres régions du monde. Selon l’agence de notation financière américaine Moody’s, l’Afrique est mieux classée en termes de défaut de paiement avec 5,5%, que l’Asie avec 8,5% et l’Amérique latine avec 13%. La troisième priorité défendue lors de ce sommet, c’est la question du financement de la transition énergétique. Il ne s’agit pas seulement pour l’Afrique d’obtenir des prêts classiques mais surtout de bénéficier de subventions et de prêts à des taux très faibles, pour être à la hauteur des exigences de cette transition. La quatrième priorité est la question de la transformation des minerais critiques. L’Afrique réclame un accompagnement pour développer son industrie de transformation et traiter la matière première localement au lieu de l’exporter à l’état brut à des prix rudimentaires. Elle exige également le transfert technologique et un appui pour notamment mieux se préparer aux métiers de demain. D’ailleurs, lors de ce même sommet, le continent a demandé la mobilisation de financements innovants au profit des pays les plus vulnérables. Mais le plus important est que les pays africains ont pris conscience de la nécessité de parler d’une seule voix pour faire avancer leurs priorités et les imposer aux grandes puissances économiques. Il s’agit, pour l’Afrique, qui s’est déjà engagée dans une grande transformation interne pour une meilleure intégration économique, de donner un signal fort que la bataille pour une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable se jouera avec ou en dehors des formats traditionnels dominés par les puissances occidentales.
M. A. O.
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Soudan, RDC et Palestine : les dirigeants du G20 s’engagent pour une paix durable
Les dirigeants du G20 se sont engagés, dans la déclaration finale de leur sommet, à œuvrer pour une «paix juste, globale et durable» au Soudan, en République démocratique du Congo et en Palestine. Condamnant le terrorisme «sous toutes ses formes et manifestations», le texte précise: «Ce n’est qu’avec la paix que nous pourrons atteindre la durabilité et la prospérité.» Les dirigeants se sont également engagés à contribuer à la fin d’autres conflits et guerres à travers le monde, selon la même source. La déclaration affirme que «la Charte des Nations unies reste le point central de référence, avec le droit international, pour résoudre les différends, éviter le recours à la force et s’engager en faveur de la résolution pacifique des conflits».