Préservation de l’espace religieux national : Belmehdi donne ses orientations

Dans un contexte marqué par l’accélération spectaculaire des technologies numériques, l’expansion continue des réseaux sociaux et la transformation profonde des modes de communication, le champ religieux se trouve aujourd’hui confronté à des défis inédits.

Longtemps structuré autour des espaces traditionnels de transmission, tels que les cercles savants, les lieux de culte ou plus récemment les médias audiovisuels classiques, le discours religieux s’inscrit actuellement et de manière de plus en plus croissante dans le cyberespace. Internet s’affirme, en effet, comme un vecteur incontournable de formation des opinions, de l’orientation des consciences et la diffusion du discours religieux sous l’effet conjugué de la multiplication des plateformes numériques, de la rapidité de circulation de l’information et de ce caractère ouvert de l’environnement numérique.

C’est dans ce contexte que le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a organisé, jeudi à Dar El Imam (Alger), une réunion de la Commission ministérielle de la fatwa, consacrée au thème «La fatwa et les défis numériques à l’ère moderne». Dans une déclaration à la presse nationale, Youcef Belmehdi a affirmé que la thématique reflète la nécessité d’adapter les mécanismes de l’Ifta aux mutations technologiques sans en compromettre la rigueur scientifique ni les fondements religieux et précisé que cette orientation vise, en priorité, à préserver l’espace religieux et spirituel national. Il a souligné l’importance de l’attachement au référent religieux national, qualifié à juste titre de «pilier fondamental de l’identité nationale», de même qu’il a mis l’accent sur la nécessité de «promouvoir» les valeurs de la modération, du juste milieu et de la parole responsable.

La rencontre intervient quelques jours après celle ayant réuni imams et acteurs influents des réseaux sociaux autour de la thématique du référent religieux national, dans une logique d’ouverture maîtrisée et de dialogue constructif, comme l’a rappelé le ministre qui estime que de telles initiatives contribuent à la construction d’un «réservoir spirituel national solide et capable de faire face aux tentatives de déstabilisation idéologique, aux atteintes aux symboles religieux et aux remises en cause de l’histoire et de l’identité nationales». Enchaînant, il a mis en avant le «rôle central» des savants, des imams et des prédicateurs présents, dont l’influence dépasse aujourd’hui largement le cadre des mosquées pour s’étendre aux plateformes numériques.

S. G.

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