Le diplomate algérien, Noureddine Djoudi, est décédé ce samedi à l’âge de 92 ans à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja à Alger.
Né en 1934, le défunt avait d’abord été officier de l’Armée de libération nationale (ALN) avant d’entamer une longue carrière diplomatique après l’indépendance. Titulaire d’une licence de littérature anglaise obtenue en 1955 à Montpellier, il avait poursuivi ses études à Londres, où il avait représenté le Front de libération nationale (FLN).
Durant la guerre de libération, il fut affecté au commissariat politique de l’ALN sur les frontières ouest. Il a notamment été l’interprète et l’instructeur au maniement des armes de Nelson Mandela lors du passage de ce dernier dans les camps de l’ALN, un épisode marquant des relations entre le FLN et l’African National Congress (ANC).
À l'indépendance, Noureddine Djoudi a occupé plusieurs postes diplomatiques dans différentes capitales africaines, notamment à Nairobi, Dar es-Salaam, Lagos, Luanda et Pretoria. Il a également contribué au soutien de l’Algérie aux mouvements de libération sur le continent, en particulier en Angola, au Mozambique et au Congo.
Il a aussi été secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), où il a œuvré en faveur des idéaux panafricains.
En 2024, il avait été élu président de l’Association internationale des Amis de la Révolution algérienne.