Le Conseil national des droits de l'Homme salue l'approche globale de l'Algérie en matière de sensibilisation au problème des mines, ainsi que sa participation active aux efforts internationaux de lutte contre les mines et pour l'interdiction et la criminalisation de leur emploi. Dans un communiqué, le CNDH affirme, à cette occasion, que cette approche «ne se limite pas» aux opérations de déminage et de dépollution, mais s'étend à la «prise en charge» des victimes par des soins de santé et un «accompagnement psychosocial» et au «renforcement» du cadre juridique et réglementaire à même de «protéger» leurs droits et de garantir leur pleine intégration dans la société. «Nous rappelons dans ce contexte les lourdes conséquences humaines subies par l'Algérie en raison des mines héritées de la période coloniale, dont les effets délétères se sont étendus de longues années après l'indépendance, engendrant des souffrances humaines et des impacts sociaux profonds.
Grâce à sa volonté nationale constante et à sa mobilisation continue, l'Algérie a su relever ce défi et atteindre des résultats considérables en matière de déminage et de dépollution, contribuant ainsi à sécuriser les zones impactées», souligne le CNDH qui salue également la participation «active» de notre pays aux efforts internationaux de lutte contre les mines et la poursuite de sa coopération avec l'Organisation des Nations unies, dans le cadre du soutien à l'action multilatérale visant à interdire ces armes et à criminaliser leur emploi. Et d’ajouter : «La démarche algérienne procède d'un engagement de principe ancré en faveur de la protection des droits fondamentaux de l'Homme, notamment le droit à la vie, à la sécurité et à la liberté de circulation. D’où notre appel à la poursuite des efforts nationaux et internationaux dans ce domaine et à la nécessité de promouvoir la culture de la prévention et d'intensifier les campagnes de sensibilisation aux dangers des mines, notamment dans les régions qui ont pâti de leurs effets délétères, afin de contribuer à la protection des vies humaines et au renforcement de la conscience collective quant à la gravité de ce fléau.»
R. N.