Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a reçu, dimanche 22 février 2026 au siège du ministère, la conseillère spéciale de la présidente de la République de Namibie et responsable de l’Unité pétrolière amont, Kornelia Shilunga, en visite de travail en Algérie, indique un communiqué du ministère.
L’audience s’est déroulée en présence de la secrétaire d’État auprès du ministre chargée des Mines, Karima Bakir Tafer, de l’ambassadeur de Namibie auprès de l’Algérie, Samuel Kaveto Mbambo, ainsi que de cadres des deux parties, précise la même source.
«La rencontre a été l’occasion d’examiner les voies et moyens de renforcer les relations de coopération bilatérale, la concertation et l’échange de vues, notamment dans les domaines des hydrocarbures et de l’industrie pétrolière et gazière, à travers les différentes étapes de la chaîne de valeur, de l’exploration et la production au raffinage, à la transformation, à la liquéfaction et au transport du gaz», a ajouté la même source.
Les deux parties ont «salué la qualité des relations unissant les deux pays, tout en réaffirmant leur volonté commune de les hisser au niveau d’un partenariat fondé sur des projets concrets et des programmes d’action exécutifs, à même de renforcer l’intégration économique et le développement durable dans le continent africain», poursuit le communiqué, soulignant que «les discussions ont également porté sur l’élargissement des domaines de coopération pour englober l’échange d’expertises, en matière de régulation, de gestion, de législation, de formation et d’élaboration des études liées à l’industrie pétrolière et gazière».
Dans ce sillage, Arkab a souligné «la nouvelle dynamique marquant les relations de l’Algérie avec les pays africains, réaffirmant l’engagement de l’Algérie en faveur d’une politique énergétique fondée sur le renforcement des partenariats Sud-Sud, et de l’élargissement de la présence du groupe Sonatrach sur la scène africaine, en phase avec les engagements régionaux et de développement de l’Algérie, en application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune», mettant en exergue «les contributions de l’Algérie en matière de formation des compétences africaines à travers ses instituts spécialisés, à l’instar de l’Institut algérien du pétrole (IAP)».
«Les entretiens ont aussi porté sur l’expertise algérienne dans les domaines de la recherche et de l’exploration dans les activités amont et aval, le développement des gisements, le raffinage, ainsi que la production et le transport du gaz et du gaz naturel liquéfié (GNL), outre les aspects réglementaires et fiscaux. Les deux parties ont examiné les moyens de parachever les mécanismes d’assistance technique, d’étudier les modèles économiques adoptés et de revoir les régimes fiscaux de manière à garantir l’optimisation des recettes publiques», a ajouté le communiqué, précisant qu’il a été convenu de «mettre en place des mécanismes opérationnels pour la concrétisation des axes de coopération et d’organiser des visites de terrain au niveau des sites énergétiques».
Pour sa part, la conseillère spéciale de la présidente de la République de Namibie a exprimé «la considération de son pays quant à la volonté de l’Algérie d’accompagner la Namibie», saluant l’expérience algérienne dans la gestion du secteur des hydrocarbures qu’elle a qualifiée d’«exemplaire».
Elle a réitéré, à ce titre, «la volonté de son pays de bénéficier de cette expertise pour le développement de son industrie pétrolière et gazière, et l’élargissement de l’utilisation de l’énergie et de ses produits en soutien à l’économie nationale», exprimant «l’intérêt de son pays pour le renforcement des partenariats avec les entreprises algériennes, à leur tête Sonatrach, afin de développer l’ensemble de la chaîne de valeur dans le domaine des hydrocarbures», conclut la même source.
À noter, en dernier lieu, que la visite de la délégation namibienne se poursuivra jusqu’au 28 février prochain.