«L’Algérie est un partenaire stratégique et fiable pour l’approvisionnement en gaz naturel de l’UE» et «son importance a été soulignée dans le contexte mondial actuel», a indiqué le communiqué conjoint rendu public à l’issue de la 6e réunion du dialogue politique de haut niveau sur l’énergie entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) qui s’est tenue ce jeudi 12 février 2026 à Alger.
Une réunion qui s’est tenue sous la coprésidence de Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, de Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables et de Dan Jørgensen, commissaire européen chargé de l’Énergie et du Logement, pour l’Union européenne.
«Les deux parties ont exprimé leur ambition commune de renforcer encore la coopération dans le domaine du gaz, afin de soutenir la résilience du système énergétique européen», a ajouté la même source.
Dans ce sens, «les deux parties ont également souligné le rôle de l’Algérie en tant que fournisseur fiable et durable du gaz naturel, ainsi que le rôle de l’UE en tant que fournisseur fiable de technologies et de solutions énergétiques propres, notamment pour les réseaux électriques, les équipements électriques et l’intégration des systèmes, soutenant la transition énergétique de l’Algérie avec des standards élevés, une fiabilité et une création de valeur à long terme».
Ainsi, elles «ont souligné que l’Algérie demeure un fournisseur majeur et fiable pour l’Europe», et ont exprimé le souhait de «voir s’accroître les investissements européens dans le secteur des hydrocarbures en Algérie», a précisé le communiqué conjoint.
À cet effet, les deux parties ont également souligné que «l’Algérie dispose de plusieurs avantages concurrentiels dont ses considérables ressources naturelles et humaines ainsi que d’importantes infrastructures énergétiques, pour créer un écosystème favorable au développement de technologies bas carbone à travers, notamment, le développement des filières hydrogènes et énergies renouvelables qui lui permettront de conforter et renforcer sa position d’acteur majeur de la scène énergétique mondiale en tant que fournisseur incontournable à l’échelle régionale d’électricité d’origine renouvelable et en hydrogène».
Dans cette perspective, il était question de «la coopération Algérie-Union européenne en matière de réduction des émissions fugitives de méthane» et ont convenu de «renforcer la coordination et la concertation afin d’assurer une mise en œuvre harmonisée du règlement européen sur le méthane, de manière à préserver et optimiser l’accès du gaz algérien au marché de l’Union européenne».
Ainsi, «l’UE a salué l’engagement de l’Algérie en faveur de la réduction des émissions de méthane, qu’elle considère comme un facteur clé pour la compétitivité et la durabilité à long terme de ses exportations de gaz».
En dernier lieu, l’Algérie et l’Union européenne «ont présenté les avancées réalisées dans le déploiement de leurs stratégies respectives en matière d’hydrogène renouvelable et vert», soulignant que «le projet SoutH2 Corridor, qui vise à développer un corridor dédié au transport d’hydrogène reliant l’Algérie à l’Europe, a été discuté, ainsi que la contribution de l’UE au projet : appui à la transition énergétique et au développement de l’hydrogène».