Décès : le chanteur chaâbi Abdelmadjid Meskoud s’éteint à l’âge de 73 ans

Le chanteur de chaâbi Abdelmadjid Meskoud est décédé ce jeudi 14 mai 2026, à Alger, à l’âge de 73 ans, des suites d’une longue maladie, a annoncé l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA).

Né à Alger, plus précisément à El Hamma, en 1953, et ayant entamé sa carrière musicale en 1969, Abdelmadjid Meskoud a marqué de son empreinte la chanson algéroise, notamment avec des tubes mythiques qui sont restés dans les mémoires.

Parmi ses chansons les plus célèbres figurent Nhar yban essah, Ya ezzine el ghali et Choufou choufou, entre autres, mais c’est surtout Ya Dzayer ya el assima, chanson immortelle, qui l’a propulsé en 1989 au-devant de la scène.

Ayant été parmi ceux qui ont donné de la fraîcheur à la chanson chaâbi, durant les années 1990, Meskoud n’a pas cessé de se produire jusqu’en 2016 lorsqu’il a été frappé par un AVC.

«Avec sa disparition, l’Algérie perd une figure artistique majeure et l’un de ses précieux trésors créatifs, au terme d’un long parcours marqué par le dévouement, la fidélité à l’art et à la préservation du patrimoine. Il est demeuré attaché à son identité artistique, laissant une empreinte qui restera gravée dans la mémoire des générations», a écrit à son propos l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA).

«Le défunt était une figure artistique d’exception, ayant su transmettre avec talent l’âme des quartiers populaires et l’esprit de l’identité algérienne à de larges horizons artistiques. Son parcours a été marqué par une fidélité constante au patrimoine, préservant durant des décennies l’essence du chaâbi à travers un style alliant la noblesse de la mélodie à la profondeur des paroles, faisant de lui une véritable école dont s’inspirent les générations en matière de créativité et d’engagement», a indiqué, pour sa part, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda.

«Avec la disparition d’Abdelmadjid Meskoud, la scène culturelle perd l’un de ses trésors vivants et un artiste qui a consacré son œuvre au service du patrimoine national, laissant derrière lui un héritage impérissable qui demeurera gravé dans la mémoire collective algérienne comme l’une des voix les plus sincères ayant chanté l’amour de la patrie et l’attachement aux racines», a ajouté la ministre dans son message de condoléances.

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