Des délégations africaines et européennes se succèdent à Alger : l’Algérie s’affirme comme un hub énergétique

Des délégations européennes et africaines de haut niveau se succèdent à Alger pour nouer de nouveaux partenariats ou consolider leur coopération dans le domaine énergétique. De Berlin à Luanda, en passant par Rome, N’Djamena, Madrid, Belgrade, Niamey et Mogadiscio, les sollicitations se multiplient pour une coopération plus poussée dans ce domaine, devenu extrêmement important dans le contexte mondial actuel, marqué par des tensions et des turbulences persistantes autour de certaines zones stratégiques d’extraction et d’acheminement de gaz et de pétrole. Ainsi, le 11 mai, une importante délégation de la République fédérale d’Allemagne a été reçue, à Alger, par le secrétaire général du ministère des Hydrocarbures, Miloud Medjelled.

Conduite par Oliver Rentschler, directeur général de la géo-économie au ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, cette mission comprenait des représentants des ministères allemands des Affaires étrangères et de l’Énergie, ainsi que de grandes entreprises industrielles et énergétiques, telles que Bosch, Siemens et VNG. Les discussions ont porté sur le renforcement du partenariat stratégique algéro-allemand dans les domaines de l’énergie et des hydrocarbures, dans le cadre de relations bilatérales qualifiées de «fortes et privilégiées». Le même jour, une délégation du groupe Sonelgaz s’est rendue au Tchad, afin d’examiner le lancement d’un projet de centrale électrique de 40 mégawatts, qui constitue l’un des engagements pris par l’Algérie lors de la visite du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, en avril dernier en Algérie.

Le lendemain 12 mai, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu, à Alger, le ministre de l’Intérieur, des Affaires fédérales et de la Réconciliation de la République de Somalie, Ali Yusuf Ali Hosh, avec lequel il a évoqué la coopération dans le secteur des hydrocarbures, conformément à la dynamique marquant les relations algéro-somaliennes, après la visite du président de la République fédérale de Somalie en Algérie en novembre 2025. Il s’agit, notamment de la coopération entre les deux pays dans l’ensemble de la chaîne des hydrocarbures, allant de l’exploration au raffinage, en passant par la production et la formation, et ce, dans la perspectives du lancement, par la Somalie, des opérations d’exploration pétrolière et gazière durant l’année en cours.

Le même jour, une délégation d’experts et d’ingénieurs du ministère du Pétrole du Niger a effectué une visite dans la wilaya de Boumerdès, au cours de laquelle elle a pris connaissance des capacités techniques, des installations et des structures relevant du groupe Sonatrach, et examiné les moyens de renforcer la coopération énergétique entre les deux pays. Arrivée à Alger le 9 mai, cette délégation poursuit sa visite de travail jusqu'au 18 mai, conformément à un mémorandum d’entente signé le 24 mars dernier à Niamey entre les deux parties, pour développer davantage la coopération bilatérale dans le secteur énergétique. Aussi, lors de la visite d’État de trois jours du Président angolais en Algérie, qui s’est achevée hier, il a été également question d’intensifier la coopération bilatérale dans le secteur des hydrocarbures.

Un accord de coopération dans le domaine du pétrole et du gaz a, d’ailleurs, été signé entre les deux pays, lors d’une cérémonie coprésidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue angolais, Joao Lourenço. Les gouvernements espagnol, serbe et italien ont, de leur côté, affiché leur volonté de renforcer leur coopération énergétique avec l’Algérie.

C’est ce qu’ont réaffirmé la présidente du Conseil des ministres italien Giorgia Meloni, le Premier ministre serbe Duro Macut, et le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares, lors de leurs visites officielles fin mars 2026. Au-delà de ces partenariats, l’Algérie accompagne également plusieurs pays africains, dont la Mauritanie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Zimbabwe et le Mozambique, dans le développement de leurs infrastructures et capacités énergétiques.

Forte d’une expérience reconnue, d’une expertise éprouvée et d’un savoir-faire de plus en plus convoité, l’Algérie s’affirme aujourd’hui comme un acteur énergétique fiable et incontournable, séduisant aussi bien ses partenaires africains qu’européens. Par la diversification de ses partenaires et le renforcement de ses capacités de production, de ses infrastructures énergétiques et des moyens de transport, l’Algérie consolide davantage sa position de hub énergétique régional.

Cette dynamique témoigne de l’attractivité grandissante du modèle algérien, devenu une référence en matière de coopération, de transfert de compétences et de sécurité énergétique.

M. A. O.

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