Le président de l’Assemblée populaire nationale, Ibrahim Boughali, a estimé que ce texte constitue une étape importante dans la préservation de la mémoire contre toute tentative d’effacement ou de falsification, soulignant son importance particulière en raison de sa «symbolique nationale et de ses dimensions politique, juridique, historique et éthique». Il a précisé que l’objectif de cette proposition «n’est pas de raviver le passé avec un esprit de vengeance ni de rouvrir les blessures, mais de mettre en lumière la vérité historique et de préserver la mémoire nationale de toute tentative d’effacement ou de falsification».
M. Boughali a ajouté que la criminalisation du colonialisme est «l’expression de la volonté populaire et d’une confirmation de l’attachement de l’État à son droit légitime de défendre son histoire et sa mémoire». Il a également souligné que cette démarche constitue une position juridique conforme aux principes de justice, au droit international et aux valeurs humanitaires». Cette proposition de loi confirme avec force, selon lui, «le refus de l’Algérie de toute tentative de justifier les crimes coloniaux, d’en minimiser l’atrocité ou d’éluder la responsabilité juridique».