Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a énuméré, ce dimanche 15 février 2026, à Addis-Abeba, dans un discours lu en son nom par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, lors de la réunion des chefs d’État et de gouvernement du Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine sur le Soudan du Sud (C5), tenue en marge des travaux de la 39e session ordinaire du Sommet de l’Union africaine, les «piliers fondamentaux» indispensables pour assurer au Soudan du Sud un passage sûr vers «la prochaine étape». Il s’agit du «dialogue et de l’inclusivité», «l’élaboration d’une feuille de route électorale claire» et «la prise en charge des défis sécuritaires et l’unification des forces».
Pour ce qui est du «dialogue et l’inclusivité», le Président a estimé qu’«un dialogue inclusif constitue une passerelle essentielle pour toutes les parties prenantes». «Il doit être représentatif, sincère et constructif, afin de dépasser les divergences et d’unifier les visions quant à l’avenir du pays», a-t-il ajouté, saluant, à cet égard, «l’initiative de la République d’Afrique du Sud, en sa qualité de présidente du C5, d’accueillir un dialogue politique entre les parties signataires de l’Accord revitalisé».
Concernant «l’élaboration d’une feuille de route électorale claire», Tebboune a exhorté le gouvernement du Soudan du Sud à «établir une feuille de route opérationnelle et précise, assortie de calendriers réalistes pour les différentes étapes du processus électoral», soulignant que «la réussite de cette échéance historique exige la mise en place des conditions appropriées à l’organisation d’élections libres, régulières et transparentes, permettant l’expression authentique de la volonté du peuple sud-soudanais».
Par rapport à «la prise en charge des défis sécuritaires et l’unification des forces», il a estimé que «le volet des arrangements sécuritaires demeure la pierre angulaire de l’édification de la confiance et d’une stabilité durable», constatant que «le processus de formation et de redéploiement des – forces unifiées – continue de faire face à d’importants défis».
Dans ce sillage, le Président a renouvelé son appel «à la cessation immédiate de toutes les hostilités sur l’ensemble du territoire» et exhorte toutes les parties «à privilégier l’apaisement et à placer l’intérêt national au-dessus de toute autre considération».
Ainsi, a ajouté Tebboune, «l’Algérie, tout en réaffirmant son soutien constant à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan du Sud, appelle la communauté internationale, l’Union africaine et l’ensemble des États membres à intensifier leur appui et leur accompagnement en faveur de ce pays frère». Un soutien qui «doit être collectif et effectif, non seulement sur le plan politique, mais également pour répondre à la situation humanitaire urgente».
«Nous lançons un appel aux partenaires internationaux et aux donateurs afin qu’ils redoublent d’efforts et mobilisent des financements urgents et suffisants au profit des agences humanitaires, pour faire face à la crise humanitaire aiguë qui touche une large frange du peuple sud-soudanais», a-t-il encore ajouté.
En conclusion, a déclaré le président de la République, «l’Algérie, forte de son expérience nationale et de sa position régionale, considère que la mise en œuvre pleine et sincère des dispositions de l’Accord revitalisé demeure la voie la plus sûre vers une véritable réconciliation nationale et vers la résolution des défis sécuritaires, politiques et humanitaires actuels».
«La réussite du Soudan du Sud dans la réalisation de la stabilité et de la prospérité constitue une réussite pour toute l’Afrique, et notre responsabilité collective est de demeurer unis aux côtés de nos frères jusqu’à ce qu’ils atteignent un avenir sûr et apaisé», a-t-il lancé en définitive.