La tension géopolitique qui secoue le Moyen-Orient s’invite désormais jusque sur les pelouses. Qualifiée sportivement pour la phase finale de la FIFA World Cup 2026, la sélection iranienne pourrait finalement ne pas prendre part au rendez-vous planétaire.
Ce mercredi, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a laissé entendre qu’un forfait n’était plus à exclure. Dans des propos particulièrement fermes, le responsable a dénoncé l’attitude des États-Unis, pays coorganisateur du tournoi avec le Canada et le Mexique. «Étant donné que ce gouvernement corrompu a assassiné notre dirigeant, il n’y a aucune condition à notre participation à la Coupe du monde», a-t-il déclaré.
Le ministre a également évoqué le lourd tribut payé par son pays dans les récents conflits. «Nous avons subi deux guerres en huit ou neuf mois, et plusieurs milliers de nos citoyens ont été tués. Par conséquent, il nous est impossible de participer à un tel contexte», a-t-il ajouté.
Sportivement pourtant, l’Iran avait validé son billet avec autorité. Le tirage au sort l’avait placé dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande. Reste désormais à savoir si la crise diplomatique prendra le pas sur le terrain, au risque de priver la compétition d’un participant déjà qualifié.
A. A. A.