La wilaya de Mascara, qui reste une région agricole par excellence, occupe une position stratégique sur le double plan économique et commercial, faisant d’elle un carrefour dans l’ensemble régional Ouest et Sud-Ouest. A l'instar des autres wilayas du pays, Mascara enregistre une période de changements intensifs dans la culture, les traditions, l’écoute du citoyen, la communication, la mise en valeur des potentialités de la région, le développement ou la réactivation de l'investissement productif dans son sens le plus large.
Outre sa vocation première qui est l’agriculture, une vocation justifiée par l’abondance et la qualité de ses produits, Mascara opte pour le développement de ses activités. Et à ce titre, elle recèle d’importantes ressources naturelles. La Wilaya est située à l’Ouest d’Alger la capitale dont elle est distante de 360 Km et à l’Est d’Oran la capitale économique du pays de 100 Km. A cet égard, son appellation est associée à sa vocation agricole par excellence, une réputation que lui confèrent les milliers d’hectares de terres agricoles fertiles, implantées dans les plaines de Ghriss et Habra. Même si ces derniers temps elle n’a plus l’apanage de cette réputation d’antan à cause de plusieurs facteurs, le visiteur dans la région de Béni Chougrane peut aisément remarquer que la wilaya de Mascara s’est transformée en un vaste chantier. Des nouvelles réalisations voient le jour partout à la grande satisfaction du citoyen mascaréen, qui constate avec étonnement, qu’en l’espace d’un temps relativement court, une opération de transformation a été opérée. Elle est caractérisée par la démolition de certains quartiers vétustes, désormais remplacés par des infrastructures utiles et nouvelles qui ont pris place dans ces sites qui étaient considérés des lieux mal famés, fiefs de fléaux sociaux.
De nombreux signes de développement qui ne trompent pas
Le nouveau wali en la personne de Fouad Aïssi, installé à la tête de la wilaya depuis presque une année a su redonner un nouveau visage à la région et une impulsion de dynamique de développement local a été amorcée. Les 5 135 km2 sur laquelle s’étend la superficie de la wilaya à travers ses 16 daïras et 47 communes est une région tournée résolument vers le modernisme et le renouveau dans tous les secteurs activité.
La wilaya, connue pour sa vocation agricole et ses grandes superficies forestières et ses monts de Beni Chougrane est également attitrée pour son histoire ancienne et ses grandes figures culturelles et islamiques.
Aujourd’hui, ce nouveau état d’esprit qui anime les gestionnaires et qui font usage du credo visant à inciter les entreprises à réaliser les projets qui leur sont attribués dans les délais impartis et de réussir de surcroît des travaux de bonne qualité au profit de cette wilaya, et, au vu du rythme des réalisations ponctuées par des records réalisés lors de cette période, la wilaya de Mascara est en train de changer au fil des jours.
C’est le constat établi par les citoyens, sollicités à exprimer leurs avis sur cette transformation et approuvent leur soulagement quand il s’agit d’évoquer toutes les réalisations ayant trait aux projets en cours d’achèvement dans les différents domaines. La fixation des populations rurales sur leurs terres figure parmi les priorités du chef de l‘exécutif.
A ce titre, un montant de plus 233 milliards est consenti pour l’électrification rurale, le périmètre irrigué de Sig mis en service, le réseau M.A.O, les trois pôles universitaires et d’autres réalisations liées intimement à l’amélioration urbaine sont autant de signes qui ne trompent pas quant à la volonté affichée par les autorités locales pour faire de la wilaya de Mascara une mégapôle au sens noble du terme.
Les facilités accordées aux fellahs via des crédits financiers ont permis à plusieurs vergers d’arbres fruitiers de repousser de plus belle
Le secteur de l’agriculture a connu un certain recul à partir de la fin des années 1980, période au cours de laquelle Mascara a perdu son titre de leader en pomme de terre, oignons et autres maraîchages. Cette région a également perdu l’ensemble de son vignoble pour laisser des étendues de terre nues à cause du manque d’eau. Le même sort est réservé aux étendues arboricoles qui se sont dégradées, faisant de la plaine de Ghriss et son prolongement jusqu’à la limite des hauteurs d’El Bordj et d’Oued El Abtal, une zone presque déshéritée, car la répartition des terres agricoles n’a pas abouti à l’objectif assigné.
Néanmoins, ce secteur a refait surface et les mesures d’accompagnement ont été pour beaucoup dans ce changement salutaire, grâce notamment aux facilités accordées aux fellahs via des crédits financiers, ce qui a permis à plusieurs vergers d’arbres fruitiers de repousser de plus belle, et surtout le développement des oliviers, produits dont la région de Sig, détenant le record et qui a inspiré d’autres daïras comme Oued Taria et Hachem qui ont entrepris un développement important. Pour donner un nouveau souffle aux cultures maraichères, les procédures ont été facilitées par l’octroi des autorisations de forage d’un puits susceptible d’irriguer une superficie de 50 ha.
Ainsi, des fellahs se sont constitués en groupes pour bénéficier de cet avantage, de curage ou d’aménagement de puits. Dans le même contexte, des jeunes ont bénéficié de crédits auprès des agences bancaires pour s’adonner aux activités liées à l’agriculture et en particulier l’élevage et la collecte de lait.
Signe d’inquiétude, cependant, les ressources en eau font défaut au niveau de la wilaya de Mascara et en particulier au niveau de la région de Ghriss, une situation qui pousse des fellahs à l'exode vers d’autres régions limitrophes, parfois dans l’extrême Est du pays pour activer dans la culture de la pomme de terre, permettant ainsi à d’autres wilayas de rivaliser avec Mascara.
A. B.
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Ressources en eau :
Une meilleure gestion peut revitaliser l'agriculture

La wilaya de Mascara a bénéficié du mégaprojet M.A.O, affecté à la consommation domestique en eau potable et les volumes des eaux des barrages consacrés à l’irrigation des terres fertiles de Ghriss. Les oliviers de la plaine d’El Habra et les agrumes de la région de Mohammadia en bénéficient pleinement, au grand bonheur des citoyens de la wilaya qui apprécient, à sa juste valeur, l’importance de cette ressource vitale qui ne peut être que porteuse de nouveaux postes de travail dans cette région, ô combien si importante et replace, de ce fait, Mascara à sa place de leader, aussi bien pour la pomme de terre, que pour les olives et les agrumes. Pour la concrétisation de ces objectifs, la priorité a été accordée aux deux secteurs qui se complètent que sont l’agriculture et l’hydraulique. Longtemps mis en veilleuse, le projet de réalisation du barrage appelé Oued Taht, situé dans la commune de Aïn Ferah, a été réalisé pour une enveloppe de 2 500 milliards de centimes. Le chapitre mentionne la réalisation de cinq stations de lagunage et réservoirs construits à travers les communes de la wilaya. Ainsi, 450 milliards de centimes ont été débloqués pour la réalisation et le réaménagement du périmètre irrigué de Sig, et permettre le drainage de 4 993 ha transformés et reconvertis en surfaces cultivables. Il en est de même pour le périmètre irrigué de Mohammadia, un projet en cours de réalisation qui a nécessité l’injection de 1 000 milliards de centimes. La wilaya de Mascara a été désignée pour faire figure de pôle régional agricole. Le choix n’est pas fortuit, car la région répond à toutes les conditions que demande un tel statut. Cette idée a germé, dans un premier temps vers les années 1990 sur proposition du wali de l’époque qui avait présenté un dossier solide, convaincant les autorités centrales à retenir Mascara sur la liste des grandes wilayas candidates à assumer ce rôle. Cette distinction se matérialise périodiquement et d’une manière régulière sur le terrain par la réalisation de grands projets. Dans ce contexte, l’État n’a pas lésiné sur les moyens pour financer la concrétisation de cet objectif. Tant attendue par les populations de la région, la mise en œuvre de ce projet redynamisera le secteur agricole dans la plaine de la Habra, réputée pour ses agrumes et ses maraîchers. Parallèlement à cette opération, une enveloppe de 180 milliards de centimes a été consacrée à la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées à Mohammadia. L’exploitation de cette station, avec le traitement de 12 000 m3/jour alimente plus de 100 000 habitants. Dans le même ordre d’idées, les travaux de dévasement du barrage de Bouhanifia ont été lancés, opération, qui a coûté 107 milliards, et ayant permis d’extraire 6 millions de m3 de vase.
A. B.
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Tourisme et environnement :
Un plan vert étendu


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Un secteur en chantier et en construction

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Développement du secteur de l'éducation :
Un pilier de progrès social largement intégré
Le secteur de l’éducation a fait le grand saut par la réalisation d’un important nombre d’infrastructures scolaires et éducatives y compris dans les zones les plus reculées. Le nombre d’infrastructures scolaires a largement dépassé les 500 établissements pour accueillir quelques 200.000 élèves dans tous paliers confondus et pour les deux sexes.
Des efforts sont entrepris pour améliorer le taux de scolarité par classe afin d’atteindre le taux international dès lors que plusieurs infrastructures demeurent encore en chantier et seront réceptionnées dans les mois qui viennent pour alléger le nombre d’élèves par classe. Le secteur multiplie les initiatives pour la prise en charge d’une certaine couche sociale dite diminue en attribuant les primes de scolarités dans les délais fixés par le gouvernement et l’octroi de livres afin de permettre aux enfants de familles nécessiteuses de suivre sans difficultés leur scolarité. Pour pallier aux carences et les insuffisances d’ordre humaines et matérielles constatées au niveau du secteur de la santé, l’Etat déploie des efforts considérables pour atteindre certains objectifs. De ce fait, la wilaya a enregistré la réalisation et l’inauguration de l’hôpital de Bouhanifia et surtout celui d’Oued El Abtal dans l’extrême Est de la wilaya et qui rendra un grand service aux régions enclavées de Aïn Farah, Aïn Bouras et même certaines localités dépendantes des wilayas de Relizane et Tiaret, tout comme l’inauguration du SAMU au niveau de l’hôpital Dr Khaled à Mascara ainsi que d’autres infrastructures sanitaires au niveau des communes qui relèvent de la wilaya.
A. B.