Entre tradition et structuration : des cultures diversifiées

Au-delà du safran, l’Algérie dispose déjà d’un savoir-faire traditionnel dans certaines cultures aromatiques et condimentaires : coriandre, cumin, paprika, piment rouge, carvi ou encore fenouil. Toutefois, ces productions restent souvent cantonnées à des exploitations de petite taille ou à des usages essentiellement locaux. La structuration de véritables filières organisées reste un enjeu majeur pour le développement des cultures d’épices en Algérie. Selon les professionnels et les agronomes, plusieurs défis se dessinent : l’accès à des semences sélectionnées et certifiées, la maîtrise des techniques culturales spécifiques à chaque épice, la mise en place d’une irrigation raisonnée, ainsi que l’organisation efficace des circuits de transformation et de distribution.

Ces dernières années, de nombreuses initiatives ont été encouragées afin de développer toutes les filières agricoles et de mieux saisir l’ensemble des segments, parmi lesquels la culture des épices occupe une place croissante. Dans ce cadre, les cultures médicinales et aromatiques ont bénéficié d’une attention particulière, avec des directives émises par les plus hautes autorités du pays.

Le président de la République a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la production locale, de structurer les filières et d’accompagner les professionnels pour valoriser pleinement ce patrimoine agricole et culinaire.

K. H.

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