Vendeurs de grillades : les Ghardaouis s’empiffrent de brochettes

C’est pratiquement devenu une tradition tant il est impossible de ne pas les croiser à tout bout de champ. Partout, ils sont partout, sur les grands boulevards, les rues, les ruelles, devant tous les cafés, sur les terrasses, sur les placettes et même, pour certains, installés en plein milieu de carrefours.

Eux, ce sont les vendeurs de grillades (brochettes de merguez, de viande et d’escalope), qui ont largement supplantés les vendeurs de boureks et lesquels, au vu de leur nombre grossissant chaque jour, les futés ont certainement flairé le bon filon. Installés derrière des tables, des frigos bien achalandés, des barbecues laissant échapper des odeurs qui viennent titiller nos babines, des jeunes et des moins jeunes proposent toutes sortes de mets à tous les goûts et à toutes les bourses. Il n’y a qu’à voir l’incessant flot d’acheteurs qui s’amassent devant leurs braseros attendant chacun d’être servis pour s’en convaincre de la rentabilité de la «bonne affaire».

Sur le plus grand boulevard de Ghardaïa, qui fait pas moins de 2 000 mètres de longueur, traversant de part en part Theniet El Makhzen, le quartier le plus populeux et le plus populaire de la ville, ils sont des dizaines de vendeurs de brochettes, installés des deux côtés du macadam à s’activer chaque soir devant leur feux, juste après la fin des tarawih. La fumée des grillades est partout, distillant tout alentour une odeur saisissante, alléchante, invitant à la dégustation, à s’en rassasier. A 40 jusqu’à 50 dinars pièce, la demande est très forte.

L. K.

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