Le dernier rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU, concernant la situation en territoires palestiniens occupés, confirme le plan sioniste visant à fragiliser la perspective de l’établissement d’un État palestinien, et son pendant de solution à deux États.
Présenté devant le Conseil de sécurité, avant-hier, par M. Ramiz Alakbarov, coordonnateur spécial adjoint des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, le rapport atteste que l’expansion des colonies sionistes a atteint cette année son niveau le plus élevé depuis le début du suivi onusien en 2017. La boulimie territoriale, qui dépasse impunément les « lignes rouges» du droit international, s’acharne principalement sur la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est (Al Qods-Est), a-t-on noté. «Elle alimente les tensions, entrave l’accès des Palestiniens à leurs terres et compromet la viabilité d’un État palestinien contigu et souverain», a souligné M. Alakbarov.
La présentation s’est attardée sur la décision du 11 décembre des autorités israéliennes d’approuver ou régulariser 19 colonies supplémentaires, dont certaines ont été interdites et évacuées, en 2005, au nord de la Cisjordanie. L’élan va plus loin et englobe désormais l’extension du réseau de colonie existant pour inclure des «avant-postes et infrastructures associées, au mépris du droit international», sans aucune base de légalité. «Toutes les colonies en Cisjordanie, y compris à Al Qods-Est, ainsi que les infrastructures qui leur sont associées, sont dépourvues de toute validité juridique et constituent une violation du droit international et des résolutions des Nations unies», a martelé le coordonnateur adjoint.
L’autre élément confirmant une stratégie délibérée, vient de cette flambée sans précédent des violences commises par les colons, comme cela s’est vérifié depuis le début de la récolte des olives durant l’automne. «Les attaques sont devenues plus fréquentes et plus violentes, souvent en présence ou avec le soutien des forces de sécurité», a dénoncé M. Alakbarov.
Le rapport a évoqué, d’autre part, les opérations militaires sionistes dans le nord de la Cisjordanie, provoquant de nouveaux déplacements massif des populations. Le constat est ans appel : «l’expansion du périmètre des colonies renforce encore l’occupation illégale et viole le droit international, tout en sapant le droit des Palestiniens à l’autodétermination», a assené l’envoyé onusien.
M. S.