Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, a réclamé hier l'ouverture d'une enquête après la mort de plus de 390 employés de l'agence durant l’agression génocidaire contre Ghaza. «Je crois qu'il nous faut un panel d'experts de haut niveau pour enquêter sur le meurtre de nos collaborateurs», a déclaré Philippe Lazzarini à la presse à Genève. Au dernier jour de son mandat à la tête de l’Unrwa, M. Lazzarini rappelle qu’outre les morts, «nombre d'autres ont subi des blessures invalidantes ou ont été détenus arbitrairement et torturés».
Des enquêtes seraient par ailleurs nécessaires sur la mort «d'autres membres de l'ONU, car des plaintes ont également été déposées à ce sujet», ajoute-t-il, affirmant que des requêtes devraient être également introduites «sur les destructions massives et sans précédent des locaux de l'agence ou de l'ONU à Ghaza». Le responsable onusien a, dans la foulée, de nouveau fustigé le «niveau extraordinaire d'impunité» à l'œuvre depuis plus de deux ans dans l’enclave palestinienne.
M. S. et agence