L’élaboration de feuilles de route triennales pour chaque secteur contribue à l’identification des objectifs à atteindre et de recenser les moyens à disposition des nombreux projets lancés.
Toute une infrastructure est organisée autour de la valorisation et de la promotion de la production nationale. Cette finalité ne peut être atteinte sans accorder toute son importance aux règles de bonne gouvernance dans la gestion de ces projets tant attendus par la société. De concert avec cette volonté, se trouve aussi projeté le but de parvenir à une utilisation croissante d’intrants provenant de la fabrication nationale pour donner une bonne place à un taux d’intégration appréciable dans les diverses chaînes de production. Le personnage social le plus important dans toute cette structure est l’ouvrier qui parvient à utiliser l’outil de production sans pour autant que l’humain soit transformé en marchandise, ce qui est garanti à travers la sauvegarde des droits inaliénables. Jusqu’à présent, c’est le manager qui a ravi la vedette à toute la sphère de la production en occultant le rôle des autres composantes de la société. Les ouvriers utilisent toute leur force de travail pour élever les niveaux de production en espérant retirer des revenus appréciables pour faire vivre les familles. Actuellement, à côté des revenus issus du travail, l’Etat prend en charge complètement ou partiellement les frais d’entretien des ménages étant donné que la sphère de la production n’est plus en état d’utiliser cette force de travail dans le circuit économique. Malades, personnes âgées, personnes à besoins spécifiques et enfants font partie de cette catégorie, sans omettre les chômeurs. La question des ressources humaines est inhérente à la gestion de tous les projets en cours ou ceux planifiés. Cela traduit la puissance qui doit être accordée aux employés dans tous les secteurs dotés de feuilles de route comme ceux des transports, de la justice, de l’enseignement supérieur, de l’éducation nationale, du commerce, des travaux publics. Dans ce contexte, le répertoire des revendications des ouvriers ne s’arrête pas à des considérations mercantiles et d’amélioration de niveau de vie mais sont étendues à des thèmes liés à l’organisation de la société entière qui n’est plus laissée à la seule appréciation des détenteurs de postes de décision au sein de l’entreprise. Le management devra se convertir pour adopter de nouveaux points de vue non issus nécessairement d’un savoir monopolisé par une frange de la société avec des formations sophistiquées. Cette culture doit être ancrée dans le monde du travail et de la production.
El Moudjahid