Les contrats de confiance

Avec un baril de Brent à 113 dollars, la messe est dite. La tension s’installe et l’angoisse des pays consommateurs s’accentue. Nos partenaires énergétiques accourent vers la capitale algérienne.

Leur mission : consolider les accords d’approvisionnement en pétrole, gaz et gaz naturel liquéfié. La crise mondiale à laquelle nous assistons actuellement et les tensions sur ces ressources, dues principalement à la situation dans la région du Golfe, ont suscité des inquiétudes grandissantes au sein des pays industrialisés. Cette réalité a fait que tous les regards des pays de la rive nord de la Méditerranée, notamment, se braquent vers Alger dont la richesse de ses sous-sols, sa position stratégique et les moyens financiers consentis depuis des années dans les réseaux d’acheminement en font un fournisseur fiable sur lequel on peut compter. De plus, sa localisation en Afrique du Nord et sa proximité avec l’Europe, sa coopération croissante avec des pays africains producteurs comme le Nigeria pour le projet Trans-SaharianGas-Pipeline (TSGP), renforcent son potentiel de hub énergétique régional. Ce mégaprojet qui écarte toutes les concurrences, rassurera encore davantage nos partenaires traditionnels mais attirera également d’autres clients d’Europe centrale et orientale. L’Algérie en tant qu’acteur constructif au sein d’organisations intergouvernementales, telles que le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) ou l’Opep, conforte, pour ainsi dire, son statut de pilier énergétique en Méditerranée, pour le plus grand bien aussi des pays de la région du Sahel et particulièrement le Nigeria et le Niger. Les importants investissements énergétiques entrepris par l’Algérie ces dernières années ont renforcé le potentiel gazier national et offrent des capacités d’exportation flexible pouvant répondre agilement aux fluctuations de la demande. Pour faire face à cet engouement, le groupe Sonatrach procède, depuis quelque temps, à renforcer ses capacités de production en investissant à l’étranger dans le cadre de contrats de partenariat dans le domaine de la recherche et de la production d’hydrocarbures dans les pays voisins, tels que la Libye, le Mali et le Niger, avec une enveloppe de 442 millions de dollars entre 2024 et 2028. Avec des réserves prouvées de 1,7 Gt de pétrole et de 4 500 milliards de mètres cubes de gaz naturel, l’Algérie procèdera, entre 2025 et 2029 ,à un investissement de l’ordre de 60 milliards de dollars. Cette stratégie à grande échelle vise à dynamiser les secteurs du pétrole, du gaz et de l’hydrogène. Près de 80 % de cet investissement seront consacrés aux activités d’exploration et de production en amont, tandis que le reste servira à développer le raffinage et la pétrochimie, pour accroître la valeur ajoutée nationale et réduire les importations.

El Moudjahid

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