«L'Algérie des défis », n’est pas un simple discours creux. La renaissance de certains secteurs comme celui des mines, l’agriculture, les TIC, la numérisation, la transition énergétique, la gestion hydrique… a transformé cette vision en une option stratégique intégrée visant à valoriser et à exploiter nos ressources naturelles et nos richesses nationales ainsi que nos potentialités humaines. La concrétisation des projets à forte valeur ajoutée comme le gisement de fer de Gara Djebilet ou la mine de zinc-plomb de Tala Hamza-Amizour (Bejaïa) sans oublier le lancement prochain du projet intégré de phosphate dans l'Est, donne déjà un clair aperçu sur la nouvelle orientation de l’économie nationale qui enclenche déjà sa vitesse de croisière pour rompre définitivement avec le système de rente et se placer dans une économie largement dominée par la règle d’or de la concurrence et la compétitivité. Dans ce contexte, développer de nouvelles capacités n’offre des avantages que lorsqu’elles sont utilisées, et quand elles sont soutenues. Le changement contenu dans la nouvelle stratégie économique et la transformation qui y résulte fournissent des processus, des outils et des techniques qui peuvent être utilisés pour mener à bien des transitions réussies.
A titre d’exemple, l'inauguration, en un temps record, de la nouvelle ligne ferroviaire Gara Djebilet-Tindouf-Béchar en début février, schématise parfaitement la symbiose que peut susciter un projet chez les différents acteurs chargés d’amarrer à bon quai ce défi. Cette motivation nous pouvons l’extrapoler à d’autres domaines comme les hydrocarbures avec l’entame effective prochainement du gazoduc Transsaharien et l’orientation vers le mix énergétique, la technologique avec la dorsale transsaharienne (de fibre optique s’étendant sur une distance de 4 500 km), appelée à relier l'Algérie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Mali et la Mauritanie pour désenclaver la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Ce méga projet fait de l’Algérie un levier important dans le développement des TIC sur le continent et un leader incontesté vers l’autonomie numérique, la transsaharienne Alger-Lagos et dont l’objectif est de desservir toute la sous-région du Maghreb et du Sahel sur une longueur totale de 9.400 km. Cette artère commerciale est un véritable poumon économique à même de désenclaver pas moins de 400 millions d’Africains, repartis sur plus de 6 millions de km².
Elle rapprochera les économies du continent pour une Afrique intégrée, autonome et compétitive face aux grands blocs économiques mondiaux. Tous ces défis, en phase de réalisation, font que la transition économique de l’Algérie vise désormais un seul objectif celui de se placer en pôle économique au niveau continental mais aussi en acteur incontournable sur la scène géoéconomique internationale.
EL MOUDJAHID