Alger et Doha se concertent sur les modalités de réalisation d’une école supérieure paramédicale visant à renforcer la formation dans les métiers de la santé en Algérie, un sursaut majeur dans la progression des relations bilatérales entre les deux pays.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une coopération élargie entre l’Algérie et le Qatar visant à renforcer les investissements dans le secteur de la santé, avec la perspective de nouveaux projets et la signature prochaine d’un mémorandum d’entente.
C’est ce qui ressort de l’audience accordée, mardi dernier, par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, au président du Conseil d’administration du groupe qatari ‘‘Estithmar Holding’’, Mohamad Moutaz Al-Khayyat, en présence d’une délégation de haut niveau et de l’ambassadeur du Qatar. Les échanges entres les deux ont permis de réaffirmer la solidité des relations entre les deux pays, et leur volonté de les consolider à travers des projets concrets.
Le ministre a présenté, à l’occasion, les grandes orientations du système de santé algérien, axées sur le développement de la médecine de proximité afin de garantir un accès équitable aux soins, y compris dans les régions du Sud. Il a également évoqué la création de pôles hospitaliers spécialisés pour limiter les déplacements des patients. Il a, par ailleurs, mis en avant les efforts de modernisation du secteur, notamment la numérisation des établissements de santé, dont 2.700 sont déjà raccordés à la fibre optique, ainsi que l’introduction de technologies modernes pour améliorer les prestations.
De son côté, la délégation qatarie, qui a exposé son expérience, a tenu à saluer en des termes très élogieux les progrès réalisés par l’Algérie. Les échanges ont aussi porté sur l’état d’avancement du projet d’hôpital algéro-qatari-allemand de Sidi Abdellah, dont les travaux sont à un stade avancé. L’établissement devrait proposer des spécialités médicales de pointe et intégrer des technologies d’intelligence artificielle. Il est à rappeler que ce projet s’inscrit dans le cadre de la volonté du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de doter le pays d’un hôpital répondant aux standards internationaux dans des spécialités médicales de pointe. D’un coût estimé à près de 287 millions de dollars, cette infrastructure s’insère dans les efforts visant à renforcer l’investissement dans le secteur de la santé et à développer des pôles d’excellence médicale.
Le futur établissement comprendra des structures intégrées, incluant des blocs opératoires dotés de technologies modernes, des unités de soins intensifs, des centres d’imagerie et de radiologie de pointe, ainsi que des laboratoires et services spécialisés conformes aux normes internationales. Plusieurs spécialités y seront assurées.
R. B.