Face à la progression des pathologies cancéreuses, l’Algérie se trouve aujourd’hui à un tournant stratégique en matière de santé publique. L’accès à des traitements innovants et référents en oncologie devient une priorité nationale, tant pour améliorer la prise en charge des patients que pour réduire la dépendance aux importations coûteuses. C’est dans ce contexte qu’une rencontre scientifique s’est tenue, ce 03 avril à Alger, réunissant d’éminents professeurs oncologues, spécialistes hospitalo-universitaires et praticiens engagés dans la lutte contre le cancer. Leur présence témoigne de l’importance accordée à la diffusion du savoir médical et à l’intégration des dernières avancées thérapeutiques. Les cancers différenciés de la thyroïde, de l’endomètre ou encore le cancer hépatocellulaire bénéficient désormais de traitements ciblés issus de progrès scientifiques majeurs. Ces thérapies offrent des perspectives encourageantes en termes d’efficacité et de qualité de vie pour les patients. Au-delà de l’innovation médicale, la question de la disponibilité de ces traitements sur le territoire national demeure centrale. Les patients expriment, de plus en plus, leurs préoccupations quant à l’accès rapide et équitable aux soins les plus performants. Répondre à ces attentes implique, non seulement une mise à niveau continue des compétences médicales, mais aussi une stratégie industrielle ambitieuse. Le développement de la production pharmaceutique locale apparaît, ainsi, comme une solution durable. En favorisant l’implantation d’unités de fabrication de médicaments innovants en Algérie, il devient possible de réduire significativement la facture d’importation, tout en garantissant une meilleure disponibilité des traitements. L’avenir de l’oncologie en Algérie repose donc sur un équilibre entre excellence scientifique, écoute des besoins des patients et développement d’une industrie pharmaceutique locale performante.
R. N.