Dans le cadre de la stratégie nationale de planification, de tri et de valorisation des déchets, la ministre de l'Environnement et de la Qualité de la vie, en collaboration avec le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a donné, hier au parc urbain d'Oued Smar (Alger), le coup d'envoi officiel des travaux de la première rencontre nationale de formation au profit des directeurs et gestionnaires des centres d'enfouissement technique (CET) de différentes régions du pays, consacré aux mécanismes de mise en œuvre des dispositions de la loi n° 25-02 relative à la gestion, au contrôle et à l'élimination des déchets. Cette démarche vise à structurer la gestion des déchets en Algérie, notamment via le Plan national de gestion des déchets spéciaux (PNAGDES). S'exprimant, à cette occasion, Kaouter Krikou a souligné l'importance de cette rencontre, rappelant que ce programme s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant à limiter les impacts environnementaux et sanitaires des déchets tout en modernisant leurs modes de gestion. "Cette rencontre nationale vise à moderniser la gestion des centres d'enfouissement technique (CET) en Algérie, conformément à la loi 25-02 (modifiant la loi 01-19).
Dans laquelle, l'objectif est de passer d'un stockage linéaire à une valorisation intégrée des déchets, en renforçant "la conformité réglementaire et l'efficacité opérationnelle", a-t-elle précisé. Dans cette optique, la première responsable du secteur a fait savoir que son département s'apprête à franchir un palier décisif dans la modernisation de ses infrastructures, et ce, à travers le projet de plate-forme numérique qui est actuellement en cours de déploiement, fruit d'une collaboration étroite entre le ministère de l'Environnement et le Haut-Commissariat à la Numérisation. "Cette cartographie numérique nationale permettra de recenser l'ensemble des infrastructures de gestion des déchets à travers le pays, ainsi qu'elle donnera une interconnexion directe entre l'administration centrale et les différentes institutions locales, ce qui permettra le suivi en temps réel du fonctionnement des installations et de l'état d'avancement des opérations. L'objectif principal est d'assurer un suivi rigoureux et "au plus près de la situation sur le terrain", a-t-elle expliqué.
Dans ce contexte, la ministre a mis en lumière ce projet ambitieux qui marquera une volonté claire de concrétiser la transition digitale au service de l'écologie.
Z. G.