Les avancées de l’Algérie pour sortir de « la liste grise » du Groupe d’Action Financière (GAFI) ont été soulignées hier à Alger, lors de l’atelier de formation sur les enquêtes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Le Secrétaire général du ministère de la Justice a indiqué à cet effet que « l’Algérie aspire dans le cadre des mécanismes d’évaluation par le Groupe d’Action Financière à réaliser la conformité technique à travers l'efficacité et l’actualisation de son dispositif de lutte contre le blanchiment ». Mohamed Hamadou s’exprimait dans une allocution à l’ouverture de l’atelier de formation sur les enquêtes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, organisé, à Alger, conjointement par le ministère de la Justice, en collaboration avec l’ambassade des États-Unis à Alger et sous l’encadrement du programme américain ICITAP. Il a cité « la loi 05-01 relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d'argent ainsi que le financement du terrorisme dont le dernier amendement date du 24 juillet 2025 modifie et complète la loi n° 05-01 du 6 février 2005, renforçant le cadre juridique algérien de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LCB/FT) afin de l’adapter aux normes internationales ». Aussi, l’Algérie œuvre pour l’efficacité à travers la création de nouveaux concepts liée notamment à l’enquête financière parallèle qui a fait l’objet d’un guide opérationnel élaboré par le centre de recherches juridiques et judiciaires du ministère de la Justice. « Il a été mis à la disposition de tous les acteurs concernés à savoir des magistrats et autorités chargées de l’exécution de la loi. Outre l’organisation de sessions de formation spécialisées au niveau de l’Ecole supérieure de la magistrature au profit des juges de différentes juridictions ». Le SG du ministère a rappelé, que dans le cadre des mécanismes d’évaluation par les pairs, pour la mise en œuvre de l’efficacité, le dispositif juridique national de lutte contre la lutte contre le blanchiment d’argent a été soumis à des rencontres « face to face » avec des experts de GAFI, dont la dernière date de janvier 2026. « Lors de cette réunion, une avancée a été observée dans la réalisation de toutes les recommandations à l’Algérie pour conformité de son système judiciaire de lutte contre le blanchiment d’argent et financement de terrorisme avec les normes internationales adoptées par le Groupe GAFI ». M. Hamadou a évoqué dans son allocution, la coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis en matière pénale internationale « qui constitue un pilier fondamental dans la lutte contre la criminalité organisée sous toutes ses formes ». Ainsi, ces sessions de formation, concrétisent, selon le responsable « la culture de l’action commune et la confiance partagée ce qui a un impact positif sur l’exécution des demandes internationales de coopération ». Cet atelier est organisé dans le cadre du programme de coopération stratégique entre l’Algérie et les Etats-Unis. « Le choix du thème illustre la volonté commune des deux pays à s’adapter aux nouveaux défis liés à la lutte contre le crime organisé notamment les crimes financiers transfrontaliers, qui constituent une menace réelle à la sécurité économique nationale et internationale », indique M. Hamadou. Ils sont 40 participants représentants de différents secteurs à bénéficier d’une formation pratique avancée encadrée par une élite d’experts spécialisées dans la lutte contre le blanchiment d’argent « ce qui va leur permettre à acquérir des capacités et techniques modernes dans le domaine d’investigations dans le blanchiment d’argent d’une manière plus efficace », détaille-t-il. Enfin, il a exprimé sa confiance en les recommandations de cet atelier de formation « qui permettra la consolidation de la coopération judiciaire entre les deux pays au service de la justice et la sécurité internationales », conclut-il.
N. B.