Le lancement de la mine de zinc et de plomb d’Amizour et Tala Hamza dans la wilaya de Bejaïa constitue le deuxième grand projet industriel de développement minier intégré à entrer en phase opérationnelle cette année, après la mise en exploitation historique du gisement de fer de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, en février dernier.
L’exploitation de la mine de zinc et plomb d’Amizour fait partie des projets miniers stratégiques initiés par le président de la République. Le gisement, qui recèle 54 millions de tonnes de minerais pour 34 millions directement exploitables, est classé parmi les plus importants au monde. Les concentrés sont composés de 78% de zinc et de 22% de plomb. Le gisement placera le pays au troisième rang mondial en matière de réserves de zinc et lui offrira un positionnement notable sur la scène internationale, vu que plusieurs mines sont en voie de fermeture ».
L’investissement à consentir s’élève à 471 millions de dollars. Il produira 2 millions de tonnes de minerai brut qui seront traités par une usine permettant d’extraire environ 170.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb annuellement. Le projet aura des retombées positives sur l’emploi sachant qu’il est prévu la création d’un millier d’emplois directs et environ 4.000 emplois indirects, ce qui boostera substantiellement l’économie locale. Pour l’Algérie, il s’agit de satisfaire la demande nationale et réduire la facture d’importation.
Les phases préparatoires du lancement de ce gisement minier ont fait l’objet de plusieurs réunions présidées par le wali en présence des différents acteurs concernés par le projet. Il s’agit du président de l’Assemblée populaire de wilaya, du président-directeur général du groupe Sonarem, de la directrice du projet représentant la société mixte algéro-australienne BZL, ainsi que des membres de l’Assemblée populaire nationale, des chefs des daïras d’Amizour et de Tichy, des présidents des communes de Tala Hamza et d’Amizour.
Lors de la pose de la première pierre de ce projet important, Mohamed Arkab, ministre des hydrocarbures et des Mines a mis en relief « la nécessité économique de ce projet structurant qui s'inscrit dans le cadre du développement du secteur des mines et de la relance des activités minières en vue de l'optimisation de l'exploitation de ces richesses sur l'ensemble du territoire national ». Tout en soulignant « l’impact positif de ce projet sur l’économie nationale et le développement local avec la création d’emplois et de richesse dans la région mais aussi la formation de jeunes dans le domaine des mines ». Ainsi, le projet du gisement de zinc-plomb d’Amizour est important à plusieurs titres.
D’abord, il représente une opportunité de classer l’Algérie parmi les producteurs mondiaux de zinc, compte tenu des réserves importantes que renferme le gisement, estimées à 34 millions de tonnes, avec un concentré de zinc et de plomb de première qualité. Avec sa production annuelle prévue de 2 millions de tonnes de minerais, soit 170.000 tonnes de concentré de zinc et 30.000 tonnes de plomb, ce projet permettra de réduire la facture d’importation du pays, de satisfaire la demande nationale, d’exporter l’excédent et d’engranger des devises. Il va sans dire que le lancement, en ce mois de mars, de l’exploitation de la mine de zinc et de plomb d’Amizour- Tala Hamza dans la wilaya de Bejaïa, marque une étape importante pour le secteur minier en Algérie.
M. L.