Le Groupe d'Action financière (GAFI) a constaté, lors de sa dernière réunion, en février dernier, que «l’Algérie a en grande partie réalisé son plan d’action».
«Le groupe a enregistré des indicateurs positifs, une raison d’être optimiste de la sortie de l’Algérie bientôt de la liste grise du groupe », a estimé hier à Alger le chargé d’affaires près l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, Mark Schapiro. Ce dernier s’exprimait dans une allocution à l’ouverture de l’atelier de formation sur les enquêtes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, organisé conjointement par le ministère de la Justice, en collaboration avec l’ambassade des États-Unis à Alger et sous l’encadrement du programme américain ICITAP. Il est revenu sur le constat du GAFI lors de sa dernière réunion en février dernier, citant les réformes visant l’amélioration de la supervision fondée sur les risques, la consolidation du système d’alerte de transactions suspectes. Le GAFI a également relevé, poursuit le chargé d’affaires, la « mise en place d’un cadre juridique et institutionnel efficace pour les sanctions financières ciblées en matière de financement du terrorisme », ainsi que de la « mise en œuvre d’une approche fondée sur les risques pour la supervision des organisations à but non lucratif, sans perturber ni décourager leurs activités légitimes ». Evoquant la coopération bilatérale, M. Schapiro a noté que « les Etats-Unis œuvrent pour la coopération avec des partenaires qui constitueront une valeur ajoutée et disposent de capacités réelles afin de contribuer à la résolution des problèmes qui nous menacent tous, comme l’a souligné le président Trump et le ministre des Affaires étrangères Rubio », affirme-t-il. Il a affirmé en ce sens, que « L’Algérie est un exemple singulier et un partenaire hautement compétent capable d'assumer un rôle de leadership dans l’Afrique du Nord, la région du Sahel et autres », soutient-il. Le diplomate, nommé chargé d’affaires en février 2026, qui a déjà effectué une mission en Algérie, a relevé « un changement depuis 2009 ». Il dit avoir été attiré par « le niveau de croissance et modernisation de la ville d’Alger, outre l’approfondissement et l’élargissement des relations bilatérales ». Il a relevé « la grande amélioration du niveau de la langue anglaise, enregistrant une grande avancée ». Schapiro a également évoqué « l'engagement indéfectible du peuple algérien envers sa patrie et sa discipline dans l’accomplissement de son devoir et son attachement aux principes ». Il a salué à l’occasion l’engagement et la discipline des participants à cette formation, selon l’évaluation des encadreurs. « Ils assimilent vite. Les participants algériens sont parmi les plus dévoués et engagés », assure-t-il. S’agissant du thème de la formation, le chargé d’affaires a souligné un intérêt croissant accordé à la lutte contre le blanchiment d’argent, notamment avec l’évolution des affaires de trafic de drogue et de la contrebande qui font la Une des médias. « Ces défis ne reconnaissent pas les frontières, d’où l’importance extrême de cet atelier », dit-il. Il a plaidé pour le renforcement de la coopération en la matière. La réussite de la lutte contre le crime transfrontalier passe par « l’adoption d’une approche transfrontalière également », insiste-t-il, tout en saluant le niveau de coopération avec le ministère de la Justice. « Ce programme constitue une histoire réelle d’une réussite », estime-t-il.
N. B.