Conseil de la nation : le Code électoral adopté

Le Conseil de la Nation a adopté, jeudi, le projet de loi organique relatif au régime électoral, au terme d’une séance plénière consacrée à son examen et à son adoption. Ce vote, intervenu dans un climat empreint de responsabilité et de sens élevé du devoir, consacre une étape supplémentaire dans le processus continu de modernisation du cadre juridique encadrant les opérations électorales. Il traduit, dans son essence, la volonté partagée de consolider les fondements du système électoral en le rendant mieux adapté aux exigences de l'heure.

Présidée par M. Azouz Nasri, cette séance s’est déroulée en présence de Mme Nadjiba Djilali, ministre des Relations avec le Parlement, ainsi que de M. Saïd Sayoud, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Les travaux ont été marqués par des échanges approfondis et des débats d’une grande richesse, reflétant l’intérêt soutenu accordé par les membres du Conseil aux dispositions de ce texte structurant, appelé à jouer un rôle déterminant dans l’organisation des futures échéances électorales.

Dans le cadre de l’examen de ce projet de loi organique, le ministre a apporté des réponses détaillées aux interrogations et préoccupations exprimées par les membres du Conseil de la Nation lors de la séance plénière consacrée au débat du texte. Il a indiqué que l’État, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, œuvre avec constance et détermination à la consolidation de l’édifice juridique national.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de réforme globale visant à remédier aux insuffisances relevées dans certains textes législatifs et à répondre, de manière plus efficiente, aux attentes légitimes des citoyens. Le ministre a souligné, à cet égard, que les efforts engagés depuis 2019 témoignent d’une volonté claire de respecter scrupuleusement les mécanismes institutionnels encadrant l’élaboration des lois. Il a précisé qu’aucune législation n’a été adoptée en dehors du cadre parlementaire, confirmant ainsi la primauté du rôle des institutions représentatives dans le processus législatif.

Cette orientation illustre l’attachement constant au renforcement des principes démocratiques et à la consécration d’une pratique politique fondée sur la transparence, la responsabilité et le dialogue institutionnel. Dans le même esprit, il a mis en exergue le climat empreint de liberté, de transparence et de responsabilité qui caractérise les débats au sein des deux chambres du Parlement. Il a rappelé que les mécanismes de concertation permettent de rapprocher les points de vue et de résoudre les divergences éventuelles dans un esprit de complémentarité et d’efficacité.

Par ailleurs, le ministre a salué la qualité des interventions des membres du Conseil de la Nation ainsi que leur engagement constructif dans l’examen du texte, mettant en avant la pertinence de leurs observations et la richesse de leurs contributions. Il a insisté sur l’importance du rôle des parlementaires dans l’amélioration continue des textes de loi, à travers une interaction constante et responsable avec les propositions législatives soumises à leur examen. Il a également réaffirmé la détermination de l’État à veiller à l’application rigoureuse et effective des dispositions qui seront issues de ce projet de loi.

Sur le plan des réformes, le projet de loi s’inscrit dans une dynamique de consolidation et de perfectionnement du cadre électoral existant, sans remise en cause de ses fondements, mais en visant à en améliorer le fonctionnement et l’efficacité. Il s’agit d’un ensemble de mesures techniques et juridiques destinées à renforcer la cohérence du dispositif électoral et à garantir une meilleure organisation des scrutins, dans le respect des principes constitutionnels et des normes démocratiques.

Ce texte introduit plusieurs modifications substantielles et d’ordre technique, touchant à de nombreux articles du cadre juridique en vigueur. Il procède à un ajustement des règles encadrant les opérations électorales, tout en intégrant de nouvelles dispositions destinées à améliorer la transparence, la fiabilité et la crédibilité du processus électoral dans son ensemble.
Ces ajustements traduisent une volonté claire de moderniser les instruments juridiques régissant la vie électorale et de les adapter aux évolutions institutionnelles et sociopolitiques du pays. Parmi les axes majeurs de cette réforme figure l’encadrement plus rigoureux des candidatures aux élections locales et législatives. Le texte prévoit, à cet effet, des critères visant à promouvoir une meilleure représentativité, notamment à travers la prise en compte de la place des femmes, des jeunes et des compétences nationales.

Cette orientation s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer l’inclusion et à favoriser l’émergence d’une classe politique plus diversifiée et plus représentative des différentes composantes de la société. Le projet de loi introduit également des mesures visant à faciliter l’accès aux candidatures, notamment à travers la révision du nombre de signatures requises. Cette réduction a pour objectif de lever certains obstacles administratifs, tout en préservant les garanties nécessaires à la crédibilité des candidatures et à la régularité du processus électoral. Il est à retenir également que dans une perspective de modernisation, le texte accorde une importance particulière à l’amélioration des outils et des procédures électorales. Il prévoit ainsi l’introduction de dispositifs permettant de renforcer la fiabilité des opérations électorales, notamment à travers la mise en place de mécanismes d’identification plus performants.

Le projet de loi clarifie également la répartition des rôles entre les différentes institutions intervenant dans l’organisation des élections. Il établit une distinction plus nette entre les missions administratives et logistiques, d’une part, et les missions de supervision et d’organisation, d’autre part.
Cette clarification vise à améliorer la coordination entre les acteurs concernés et à assurer une meilleure efficacité dans la gestion des opérations électorales.

Sur le plan des réformes, le projet de loi s’inscrit dans une dynamique de consolidation et de perfectionnement du cadre électoral existant, sans remise en cause de ses fondements, mais en visant à en améliorer le fonctionnement et l’efficacité. Il s’agit d’un ensemble de mesures techniques et juridiques destinées à renforcer la cohérence du dispositif électoral et à garantir une meilleure organisation des scrutins
Par ailleurs, une réorganisation interne de l’Autorité nationale indépendante des élections est prévue, à travers la mise en place d’une nouvelle structure reposant sur un organe délibérant restreint et un organe exécutif chargé de la mise en œuvre des décisions. Cette restructuration vise à renforcer la gouvernance de l’institution et à améliorer sa capacité à remplir efficacement ses missions, dans un cadre de transparence et de responsabilité.

Le texte introduit également des exigences renforcées en matière de transparence, notamment à travers l’obligation pour les candidats de justifier leur situation administrative et fiscale. Cette mesure s’inscrit dans une logique de moralisation de la vie publique et de renforcement de l’intégrité du processus électoral, en veillant à garantir des conditions équitables pour l’ensemble des candidats. Dans leur ensemble, ces dispositions traduisent une volonté affirmée de doter le pays d’un système électoral optimisée, plus moderne, fiable et conforme aux standards internationaux en matière de gouvernance démocratique. Elles visent à instaurer un cadre juridique plus cohérent, à renforcer la crédibilité des institutions et à consolider la confiance des citoyens dans le processus électoral. Enfin, cette dynamique de réforme s’inscrit dans une vision globale fondée sur la consolidation de l’État de droit et la promotion de la participation citoyenne.

Dans une allocution prononcée à l’issue de l’adoption, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a salué ce vote. Il a également souligné que le texte adopté consolide l’indépendance de l’ANIE, consacre la neutralité de l’administration et renforce les mécanismes d’intégrité, de transparence et de lutte contre l’argent sale. De même qu'il a mis en avant cette contribution à la modernisation du processus électoral et à l’élargissement de la participation politique, au service de la construction d’institutions élues solides et crédibles.
Le président du Conseil de la Nation, a souligné dans son allocution de clôture que l’adoption de ce texte constitue une étape importante dans le processus de consolidation de l’État de droit et de renforcement de la pratique démocratique.

Ce texte, a-t-il affirmé, apporte des garanties qui renforcent la probité et la transparence du processus électoral et consacrent la souveraineté du peuple comme source du pouvoir. Il a également mis en exergue que cette avancée est le fruit d’une démarche consultative traduisant la nouvelle dynamique adoptée par l’Algérie dans l’élaboration des grandes réformes. Cette orientation s’inscrit, a-t-il conclu, dans la vision du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Cette plénière qui a été marquée, lors de son ouverture, par la récitation de la Fatiha du Saint Coran à la mémoire de l'ancien président Liamine Zeroual, a vu, par ailleurs, la validation de la qualité de membre de M. Fateh Boutbig, au sein de la Chambre Haute du Parlement.

S. G.

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