Les travaux de la conférence parlementaire sur l’Organisation mondiale du commerce se sont achevés dans la capitale camerounaise, Yaoundé, avec la participation d’une délégation du Conseil de la nation, intégrée à une délégation parlementaire conjointe des deux chambres du Parlement, composée de Lakhdar Moulay Saâdoun, président de la commission de l’agriculture et du développement rural et d’Abdelkader Kessar, membre du Conseil de la nation.
Cette conférence s’est tenue, faut-il le rappeler, en parallèle de la quatorzième réunion ministérielle de l’organisation, compte tenu du rôle essentiel des parlementaires, à travers leurs prérogatives législatives et de contrôle, dans la promotion du commerce mondial et sa contribution à la dynamique de développement et à la consolidation d’une économie prospère. Lors de son intervention prononcée durant les sessions de débat, le président de la commission de l’agriculture et du développement rural a appelé à la mise en place d’un cadre juridique et éthique approprié pour les usages de l’intelligence artificielle dans le commerce, afin d’éviter les dérives susceptibles de nuire aux États et aux individus, mentionne le communiqué rendu public par le Conseil de la nation, à l’issue des travaux de cette conférence.
Il a également souligné l’importance du rôle des parlementaires - à travers la législation - dans la régulation des plateformes numériques et la prévention des excès technologiques. Lakhdar Moulay Saâdoun a, en outre, mis l’accent sur la nécessité de respecter les cadres juridiques pour «réussir la transformation du commerce mondial vers des investissements fondés sur l’intelligence artificielle». Enchaînant, l’intervenant a présenté l’expérience de l’Algérie dans le contexte de la dynamique globale de développement que connaît notre pays sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Cette orientation vise à opérer une transition profonde vers une économie fondée sur la connaissance, la numérisation, l’innovation, les technologies et les énergies vertes, à travers une utilisation positive des technologies de l’intelligence artificielle.
Il convient de signaler, d’autre part, qu’en marge des travaux, la délégation du Conseil de la nation, au sein de la délégation parlementaire conjointe, a tenu deux rencontres avec les présidents des deux chambres du Parlement camerounais, en l’occurrence, le président du Sénat camerounais ainsi que le président de l’Assemblée nationale du même pays.
Ces rencontres ont constitué une opportunité pour passer en revue l’état et les perspectives des relations bilatérales historiques entre l’Algérie et le Cameroun, et saluer leurs efforts conjoints en faveur de l’intégration économique africaine, de la consolidation des droits des peuples africains à la paix, au développement et à la stabilité. Elles ont également permis d’examiner les voies et moyens de renforcer ces relations, notamment à travers leur dimension parlementaire, afin de traduire le rapprochement entre les deux peuples amis via les mécanismes de la diplomatie parlementaire.
La délégation algérienne a, par ailleurs, tenu une séance de travail avec des membres du Sénat camerounais, au cours de laquelle les deux parties ont évoqué les formes de coopération existantes et potentielles entre les deux institutions homologues. Elles sont convenues de les renforcer à travers une coopération durable, des échanges réguliers et un partenariat actif.
S. G.