Chargé par le président de la République, Sifi Ghrieb lance l’exploitation de Tala Hamza-Amizour (Béjaïa) : la mine de zinc-plomb démarre

Le Premier ministre Sifi Ghrieb a inauguré un projet stratégique à Béjaïa, qui permettra une production jusqu’à 250 000 tonnes de zinc par an, avec la création de 700 emplois directs et 4 000 indirects.

Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a effectué, hier, une visite de travail dans la wilaya de Béjaïa, afin de présider la cérémonie de lancement des travaux du projet d'exploitation et de valorisation de la mine de zinc-plomb située entre les communes d'Amizour et de Tala Hamza. Au cours de sa visite, le Premier ministre était accompagné du ministre d'État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, du ministre de l'Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, du ministre de l'Industrie, Yahia Bachir, du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et de la secrétaire d'État auprès du ministre des Hydrocarbures et des Mines, chargée des Mines, Mme Karima Bakir Tafer.

La délégation ministérielle a écouté les exposés techniques du projet présentés par le directeur général du groupe SONAREM et des directeurs del’Hydraulique et des Travaux publics de la wilaya, avant de procéder à la pose de la première pierre pour l’exploitation de ce gisement minier. Ce projet représente effectivement l'un des piliers de la stratégie de diversification de l'économie algérienne hors hydrocarbures. Le projet de la mine de zinc et de plomb «Tala Hamza- Amizour», qui dispose de l'une des plus grandes réserves mondiales, fait partie des projets miniers structurels et prometteurs, à l'image des projets de phosphate intégré à l'est du pays et de la mine de Gara Djebilet. Les réserves sont estimées à 34 millions de tonnes de zinc.

Ce gisement est en mesure, dans un premier temps, de produire du minerai concentré dans des proportions pouvant atteindre annuellement 169.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb, avec, de surcroît, une possibilité de créer 700 emplois directs et 4.000 emplois indirects. À terme, il est question de la production de 250.000 tonnes de zinc. La mine pourra occuper alors la 5e place mondiale. Le directeur régional de la Sonelgaz a présenté une situation sur le raccordement électrique en énergie électrique du projet de la mine de zinc et plomb Tala Hamza -Amizour (BLZ). Dans le cadre de la stratégie nationale de relance économique, notamment dans le domaine des mines, le secteur de l’énergie et des énergie renouvelables est chargé des raccordements en électricité et en gaz. Ainsi, il est prévu, pour ce projet, un raccordement en électricité à travers une ligne 60 kV, issue du poste 220/60/30 kV d’El Kseur.

Le projet de la mine de zinc-plomb de Tala Hamza-Amizour est situé dans la wilaya de Béjaïa, à moins de 20 km du port de la ville. Cette production couvrira les besoins de l’industrie nationale et générera un excédent destiné à l’exportation. Le projet contribue ainsi à la valorisation des ressources minières et à la création de recettes en devises, tout en réduisant la dépendance aux importations. Le Premier ministre a assisté à la présentation des infrastructures d’accompagnement. Une route de raccordement reliera la mine à l’autoroute Est-Ouest au niveau du point kilométrique 13 à Tala Hamza. Elle garantira la fluidité des transports de minerais et des équipements industriels. L'Algérie dispose d'un atout majeur ; des prix de l'énergie parmi les plus compétitifs du bassin méditerranéen.

Cette situation résulte de ses ressources naturelles en hydrocarbures et du développement progressif de son potentiel en énergies renouvelables. C'est ce que les économistes appellent un avantage comparatif fondamental. Cette visite s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie décidée par le président de la République pour faire du secteur minier un levier stratégique du développement économique durable, à travers la réduction de la dépendance aux hydrocarbures et le renforcement de la diversification de l'économie nationale. Ce projet marque également une étape importante dans le processus de revitalisation de l'activité minière et du renforcement de la souveraineté industrielle.

M. L.

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Sifi Ghrieb aux autorités locales et aux populations : « Je vous transmets les salutations du Président de la République »

Le Premier ministre a souligné l’importance du lancement du projet de la mine de zinc et de plomb, qualifiant l’événement « d’historique » en raison de ses retombées positives sur l’économie nationale. Il a indiqué que le président de la République lui avait personnellement demandé de transmettre ses salutations à tous ceux qui ont déployés des efforts pour le lancement de ce projet qui constitue une grande avancée dans le processus de relance de l’économie nationale en dehors du secteur des hydrocarbures.

À cette occasion, il a rappelé que le président de la République avait « promis que le démarrage de ce projet aurait lieu fin mars », ajoutant que l’Algérie « a récemment lancé l’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet (Tindouf), aujourd’hui celle de zinc à Béjaïa, et demain débuteront les travaux de la mine de phosphate de Tébessa, ainsi que d’autres projets ». « L’Algérie avance avec détermination pour sortir de la rente pétrolière, un objectif majeur fixé par le président de la République et mis en œuvre sur le terrain par l’ensemble du gouvernement. »

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Un fleuron du secteur minier

Le lancement, en ce mois de mars, de l’exploitation de la mine de zinc et de plomb d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, marque une étape importante pour le secteur minier en Algérie. C’est un minerai qui est composé de plomb et de zinc, avec une estimation de 34 millions de tonnes exploitables ; les réserves contiennent environ 170.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb. La mine de zinc-plomb de Tala-Hamza-Amizour est l’une des plus grandes réserves au monde. Ce projet représente, effectivement, l'un des piliers de la stratégie de diversification de l'économie algérienne hors hydrocarbures, où l'Algérie dispose d'un atout majeur ; des prix de l'énergie parmi les plus compétitifs du bassin méditerranéen. Cette situation résulte de ses ressources naturelles en hydrocarbures et du développement progressif de son potentiel en énergies renouvelables. C'est ce que les économistes appellent un avantage comparatif fondamental.

Le sous-sol algérien recèle un potentiel considérable encore largement inexploré : fer à Gara Djebilet, phosphates dans le bassin de Tébessa, or dans le massif du Hoggar, terres rares, etc. Mais la concrétisation de ce potentiel nécessite un signal fort à destination des investisseurs internationaux. Tala Hamza-Amizour, avec son partenariat entre les entreprises nationales appartenant au groupe SONAREM (Enof et Orgm) et Terramin Australia, constitue cette vitrine opérationnelle. Le projet démontre que l'Algérie dispose d'un cadre légal stable, d'une volonté politique affirmée et d'une capacité technique à mener à bien des projets miniers complexes à grande échelle.

Cette réalisation concrète rassure les bailleurs de fonds pour le financement d'autres projets et conforte les compagnies minières quant à la sécurité de leurs investissements potentiels. Le succès de la mine de Tala Hamza-Amizour pourrait ainsi agir comme un catalyseur, ouvrant la voie à l'exploitation d'autres gisements et à l'émergence d'un véritable secteur minier national diversifié, complémentaire des hydrocarbures. Tout en soulignant l’impact positif de ce projet sur l’économie nationale et le développement local avec la création d’emplois et de richesse dans la région mais aussi la formation de jeunes dans le domaine des mines». Ainsi, le projet du gisement de zinc-plomb d’Amizour est important à plusieurs titres.

D’abord, il représente une opportunité de classer l’Algérie parmi les producteurs mondiaux de zinc, compte tenu des réserves importantes que renferme le gisement, estimées à 34 millions de tonnes, avec un concentré de zinc et de plomb de première qualité. Avec sa production annuelle prévue de 2 millions de tonnes de minerais, soit 170.000 tonnes de concentré de zinc et 30.000 tonnes de plomb, ce projet permettra de réduire la facture d’importation du pays, de satisfaire la demande nationale, d’exporter l’excédent et d’engranger des devises. De même, il permettra la création de plus de 700 emplois directs et 4.000 postes indirects, mais aussi le développement économique de la wilaya, en renforçant ses infrastructures de base.

M. L.

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