Célébration de l’Aïd El-Fitr – Ghardaïa : une fête de partage

C’est sous un doux soleil printanier que les habitants de Ghardaïa, Berriane, Metlili, Guerrara et de toutes les contrées de cette vaste wilaya de Ghardaïa ont accueilli, ce vendredi 20 mars 2026, l’Aïd-El-Fitr.

Fête importante pour le monde musulman, marquant la fin de Ramadhan, appelée également «Aïd Esseghir», ou petite fête, par opposition à «l’Aïd-El-Kebir», ou grande fête, elle est célébrée le premier jour du mois de choual. En effet, dès les premières heures de la matinée, à l’appel des muezzins, des milliers de fidèles se sont dirigés vers les mosquées, les lieux de prières et les nombreux «Moussala» de la région, pour accomplir la prière de «salat El-Aïd», avant de s’échanger mutuellement les vœux. Les fidèles étaient vêtus presque tous de blanc, couleur symbolisant la pureté et contrastant avec la couleur ocre, spécifique aux paysages des régions du Sud. En cette première journée de fête, la joie et la convivialité étaient partout présentes parmi la population de cette féerique et hospitalière région. Ce sont surtout les enfants qui ont mis du baume au cœur des adultes, avec leur joie innocente et leur soif de vivre dans le bonheur. Et ils ont été nombreux, les enfants, à sortir dans leurs quartiers respectifs, avec leurs beaux habits neufs, «dévalisant» les magasins de jouets et s’offrant, à satiété, des friandises de toutes sortes. «Qu’ils sont beaux avec leurs sourires innocents», dit un marchand de sucreries de Sidi Abbaz, qui ajoute : «Je reconnais que c’est une journée fructueuse en termes de chiffre d’affaires. Mais je vous jure que, rien que pour ces enfants et tout ce qu’ils m’apportent comme bonheur et espoir, je suis prêt à ouvrir tous les jours. Je ne suis pas désigné par la direction du commerce pour assurer une permanence, mais étant le seul dans le quartier à vendre des friandises et des jouets, je ne pouvais me permettre de décevoir tous ces enfants, qui me le rendent bien.» À Theniet El-Makhzen, quartier populeux et populaire, quelques vendeurs informels, en plus des magasins astreints par la permanence, étalent leurs fruits et légumes à des prix raisonnables, à la grande joie des habitants. Mais ici, comme dans le Centre-ville, du côté de la place de l’Andalousie, de l’avenue Émir-Abdelkader ou du boulevard Didouche-Mourad, et surtout sur la grande Esplanade du 1er-Mai, c’est «le royaume des enfants.» Avec des ballons, des jouets ou des sachets de bonbons et des chips, ils sont des centaines à se lâcher au grand bonheur de leurs parents qui les surveillent, sans les déranger dans leur joie indescriptible. «Ils sont le soleil de l’Algérie. Ils doivent être protégés en tout lieu et en toutes circonstances. Ce sont eux l’avenir de notre pays. Nous avons le devoir de bien les éduquer et leur instruire le b.a.-ba du vivre ensemble et du respect d’autrui. C’est de notre responsabilité, nous autres adultes, mais pas seulement.

L. K.

-------------------------------------------------------------------------

Le programme de permanence respecté

C’est ce que nous avons constaté, lors de notre tournée, le 1er jour et dans la matinée du 2e jour de l’Aïd-El-Fitr, du moins dans les communes que nous avons parcourues, à savoir Ghardaïa, Bounoura, El-Atteuf et Dhaïa Ben Dahoua. À Sidi Abbaz, le pain était disponible, même si une queue était constituée autour de la boulangerie. Les magasins d’alimentation générale, un marchand de fruits et légumes, un boucher, une cafétéria et un restaurant étaient ouverts, alors que la pompe à essence de Naftal assurait un approvisionnement normal et régulier des automobilistes. Même deux marchands de tabac ont ouvert leurs portes sans être, selon eux, concernés par les réquisitions. Face à la station à essence Naftal, située au-devant de l’hôpital Dr Brahim-Tirichine et sur les bords de la très importante et très empruntée route nationale N1, qui traverse le pays de part en part, du nord au sud, un vulcanisateur expose ses pneus, au besoin. Les caducées aux lumières vertes clignotantes de deux pharmacies assurant la permanence sont visibles de loin, sur notre chemin en allant vers El-Atteuf, où nous avons constaté l’ouverture de plusieurs magasins, plutôt des échoppes qui proposent pain, fruits et légumes, lait et produits laitiers. Ici point de restaurant ou de café, d’ailleurs il n’en existe pas dans ce patelin retiré, situé à plus de 7 km du chef-lieu de wilaya. Reprenant notre tournée vers le Centre-ville de Ghardaïa, quelques cafés sont ouverts sur le très animé boulevard du 5-Juillet. Au boulodrome, les mordus du cochonnet organisent un mini tournoi pour ces trois jours de fête de l’Aïd-El-Fitr, alors que le terrain Matico, un peu plus loin sur le prolongement du même boulevard, abrite une rencontre de football, apparemment très disputée au regard du nombre de spectateurs présents, agglutinés derrière le grillage de protection du terrain. Au rond-point de Merrakchi, nous bifurquons vers la droite pour escalader la côte qui mène vers le K’sar de Mélika que nous traversons en quelques minutes , non sans avoir remarqué que deux magasins d’alimentation générale et un autre de fruits et légumes sont ouverts. Le 1er expose, bien en vue sur le seuil du magasin, du pain dans une espèce d’armoire en verre. À Ben Smara et Mermed, des magasins d’alimentation générale, de fruits et légumes et deux boulangeries sont ouvertes, ainsi qu’une pharmacie. Sur le chemin du rtour vers le Centre-ville, deux cafés et quelques petites gargotes sont ouvertes sur le boulevard Talbi-Ahmed, mais point de taxi, par contre, sur la place de l’Andalousie ni de bus au terminus, face à l’entrée du mythique quartier de Z’gag-Lihoud. À Aïn Lebeau, Echaâba, El-Korti, Belghenem, quartiers tous situés sur le même axe en direction de Dhaïa Ben Dahoua, à 10 km au nord de Ghardaïa, un minimum de magasins, une boucherie, une boulangerie et une pharmacie sont ouverts, pour répondre aux besoins des citoyens.

L. K.

-------------------------------------------------------------------------

Oran : Une ambiance festive des grands jours

À Oran, la célébration de l’Aïd-El-Fitr s’est déroulée dans une atmosphère mêlant recueillement, convivialité et élan de solidarité. Dès les premières heures de la matinée, les fidèles ont convergé vers les mosquées pour accomplir la prière de l’Aïd, avant d’échanger les vœux et de regagner leurs foyers dans une ambiance empreinte de fraternité. Fidèle aux traditions, la matinée a été consacrée aux visites familiales et aux retrouvailles entre proches, tandis que de nombreux citoyens se sont rendus dans les cimetières, pour se recueillir à la mémoire des disparus, perpétuant ainsi des pratiques profondément ancrées dans la société. Vêtus de leurs plus beaux habits, les enfants ont animé les quartiers, malgré une météo fraîche et un ciel gris, surtout après la prière du vendredi. Accompagnés de leurs parents, ils ont multiplié les visites chez les grands-parents et les membres de la famille, contribuant à renforcer les liens sociaux et l’esprit de partage propre à cette fête. En amont, les chefs de famille se sont acquittés de la Zakat El-Fitr, destinée aux personnes dans le besoin, permettant à chacun de célébrer l’Aïd dans des conditions dignes. Cette belle dynamique festive reflète également l’extension des célébrations de l’Aïd à trois jours fériés, au lieu de deux auparavant. Un prolongement qui, d’année en année, renforce l’esprit de fête en offrant aux familles un temps plus large pour les visites, les retrouvailles et les moments de détente. Dans ce contexte, plusieurs activités commerciales et prestations de proximité ont progressivement repris.

A. S.

-------------------------------------------------------------------------

Mascara : Retrouvailles et recueillement

La cérémonie marquant la fin du mois béni de Ramadhan s’est présentée, cette année, dans une ambiance festive, avec la prière collective des fidèles dans les mosquées, conclue, en apothéose, par des embrassades pour les présentations des vœux, les visites familiales, les déplacements vers les cimetières, afin de se recueillir sur les tombes des parents et proches décédés, particulièrement les ascendants et les descendants, comme de coutume. De l’avis général, cet évènement est décrit comme étant moins morose pour tous, y compris les enfants. Les parents ont consenti des sacrifices pour acheter à leurs progénitures des habits neufs pour la circonstance. Ainsi, au premier jour de l’Aïd, véhicules et motos circulaient librement, les cimetières grouillaient de visiteurs et les présentations de vœux, s’effectuaient par des embrassades et autres accolades, entre les personnes circulant en toute sécurité. Toutefois, et comme toujours en pareille circonstance, il y a lieu de signaler le manque de pain, dû à la fermeture de certaines boulangeries liée au départ des ouvriers pour passer la fête en famille, tout comme l’absence, sur les étals des commerçants exerçant dans les marchés, de fruits et de légumes.

A. B.

Multimedia