Baddari en visite à Oran : «L’université est au service de l’économie innovante»

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique assure que l’Algérie progresse, de manière constante, vers la réalisation des indicateurs d'un État émergent, soulignant que l’économie innovante et l’économie du savoir constituent «l’un des piliers majeurs» de cette transformation, à travers la valorisation des résultats de la recherche scientifique et leur conversion en produits et services «à forte valeur ajoutée».

Kamel Baddari, a, à ce titre, appelé les étudiants à «s’engager activement» dans cette dynamique en créant des entreprises économiques capables d’apporter une réelle valeur ajoutée à l’économie nationale. Lors de la visite qu’il a effectuée, ce jeudi, à Oran il a déclaré, depuis l’École supérieure des sciences biologiques abritant la plateforme technologique de génomique, que le rôle de l’université ne se limite plus à la transmission du savoir mais il s’étend désormais à la production de solutions destinées aux entreprises économiques et à la formation d’une nouvelle génération d’étudiants-entrepreneurs capables de transformer des idées innovantes en projets économiques créateurs de richesse et d’emplois, au service du développement local et national.

Après avoir pris connaissance de plusieurs innovations modèles réalisées par des étudiants, le ministre a insisté sur «la nécessité pour les étudiants de s’orienter concrètement vers la création de start-up et de micro-entreprises, sans attendre, et de tirer profit des mécanismes de soutien et d’incitation mis en place par l’État, notamment l’accompagnement financier afin que l’université devienne une véritable locomotive du développement et un pont reliant la recherche scientifique à l’environnement économique et social».

Baddari a, par ailleurs, supervisé la signature de quatre conventions de coopération et de partenariat entre l’entreprise publique économique de services et de sous-traitance en mécanique de précision, relevant du Centre de recherche en technologies industrielles, officiellement inaugurée au pôle universitaire Mohamed-Boudiaf, et plusieurs entreprises économiques publiques et privées. Ces accords visent le développement de produits et la fourniture de services spécialisés, permettant la transformation des résultats de la recherche scientifique en produits industriels commercialisables et exploitables.

Le ministre a souligné, à cette occasion, que «la valorisation des résultats de la recherche scientifique constitue un pilier fondamental dans la construction d’une économie technologique compétitive, fondée sur les technologies de pointe et modernes, contribuant à la création de richesse et au renforcement de la compétitivité de l’économie nationale», ajoutant que les chercheurs, les étudiants universitaires et les centres de recherche «sont aujourd’hui devenus des acteurs essentiels du cycle économique». À l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf, Baddari s’est enquis des activités de l’incubateur universitaire et du Centre de développement de l’entrepreneuriat, et examiné les projets portés par des étudiants détenteurs d’idées de start-up.

Il a affirmé que l’université est désormais «un véritable joyau dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et la valorisation de la recherche scientifique, le student devenant un acteur clé dans la transformation du savoir en projets économiques contribuant à la création de richesse et d’emplois, et soutenant le développement aux niveaux local et national». «L’université, a-t-il, poursuivi, répond désormais aux exigences de l’Algérie victorieuse et participe à la concrétisation des engagements du président de la République, qui a accordé à l’université une place particulière, en renforçant son rôle de locomotive du développement et en accompagnant l’Algérie vers le cercle des pays développés.

Le ministre a également souligné que les résultats réalisés par l’université dans les domaines de l’innovation, de la numérisation et de l’entrepreneuriat reflètent clairement l’orientation stratégique de l’État visant à faire de l’université un moteur central de l’économie».

A. S.

Sur le même thème

Multimedia