ANIRA : «L’exercice des actions de solidarité via les médias audiovisuels soumis à un cadre légal et réglementaire contraignant»

L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) a rappelé, dans un communiqué rendu public dans la soirée du samedi 21 février 2026, que l’exercice des actions de solidarité à travers les médias audiovisuels demeure «soumis à un cadre légal et réglementaire contraignant, garantissant la transparence et la préservation de l’intérêt général».

À cet effet, l’Autorité a constaté la diffusion, par certaines chaînes, à l’occasion du mois sacré de Ramadhan, de «programmes et de campagnes de solidarité au cours desquels des dons ont été collectés sans préciser la destination des fonds ni les mécanismes de gestion et de transparence nécessaires».

Saluant «l’esprit de solidarité et d’entraide qui caractérise la société algérienne durant ce mois béni», l’ANIRA rappelle «les prérogatives qui lui sont conférées ainsi que les dispositions de l’article 32 de la loi 23-20, selon lesquelles les services de communication audiovisuelle sont tenus de s’abstenir de diffuser ou de publier des contenus mensongers, y compris les programmes ou campagnes médiatiques, afin d’assurer la transparence et l’objectivité de l’information et de protéger le public contre toute forme de manipulation».

Ainsi, ajoute la même source, «toute activité caritative ou campagne de collecte de dons dans les médias audiovisuels doit être menée dans la transparence et l’intégrité, et exclusivement par le biais d’organismes et d’entités légalement habilités, conformément aux lois et règlements régissant ce type d’opérations».

L’ANIRA insiste, par ailleurs, sur «la nécessité de préserver la dignité des personnes concernées par les actions de solidarité et de ne pas exploiter médiatiquement leur situation».

De même, ces campagnes ne doivent pas être utilisées «à des fins de promotion personnelle ou d’exploitation de la dimension religieuse ou émotionnelle pour réaliser des gains au détriment de l’intérêt général».

Des pratiques qui, indique encore l’Autorité, «sont soumises au contrôle légal et réglementaire, dans un souci de transparence, d’intégrité et de respect des dispositions légales ainsi que des règles déontologiques, notamment dans le domaine médiatique».

En dernier lieu, l’ANIRA souligne qu’elle «se réserve le droit de poursuivre ces dépassements et de prendre toutes les mesures légales et réglementaires nécessaires, afin d’assurer la protection de l’intérêt général et de préserver le caractère sacré de ce mois béni».

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