Le coup d’envoi officiel du concours oral de recrutement des enseignants dans les trois niveaux d’enseignement, a été donné hier pour s’étaler sur trois jours.
Au total, 40 000 postes seront ouverts sur un total de plus d’un million de candidats remplissant les conditions requises pour exercer la profession d’enseignant, la finalité étant de renforcer le secteur de l’éducation avec un nombre supplémentaire d’enseignants et de combler le manque d’encadrement en prévision de la prochaine année scolaire. L’organisation de cette épreuve orale de recrutement, déterminante pour le classement final des candidats, s’est faite en trois étapes et a fait l’objet de plusieurs modifications. Parmi les nouveautés figure la composition du jury d’entretien, désormais composé d’un enseignant de catégorie 2 et d’un enseignant émérite, témoignant de la volonté de la tutelle de confier l’évaluation des candidats à des spécialistes du domaine éducatif. Il est à noter aussi que la durée de l’entretien oral est limitée à 10 minutes par candidat, ce qui exige de leur part concentration et capacité à fournir des réponses précises. L’entretien repose sur trois principaux critères d’évaluation, un point étant attribué pour chacun : les capacités d’analyse et de synthèse ; les compétences en communication ; et les aptitudes et qualifications personnelles. Les candidats seront disqualifiés du concours s’ils sont jugés inaptes à exercer la profession d’enseignant par décision unanime du comité, en raison d’un handicap important ou d’un comportement inapproprié tel que la violence ou l’agression. Les questions portent généralement sur des situations pédagogiques et l’analyse de scénarios concrets. Les candidats sont invités à analyser, résumer ou proposer des solutions adaptées à chaque situation. Les questions abordent également la communication avec les élèves, la gestion des élèves timides ou perturbateurs, l’explication d’une leçon difficile, les méthodes pour gérer un élève qui ne comprend pas la leçon et la faiblesse générale des résultats du département. La note de l’entretien oral est calculée sur trois points, qui s’ajoutent à ceux obtenus pour l’examen du dossier via la plateforme numérique. Les candidats sont ensuite classés par ordre de mérite dans chaque wilaya en fonction du total des points obtenus après l’examen du dossier et la réussite de l’entretien oral. La priorité est donnée à l’ancienneté du diplôme et aux diplômes de niveau supérieur. Les candidats sont également classés selon les régions où l’on constate un déficit d’enseignants. Les candidats retenus à l’issue du concours de recrutement sont nommés enseignants stagiaires dès la signature de leur contrat. Ils suivent des formations préparatoires et continues jusqu’à leur titularisation définitive afin de garantir leur aptitude au poste, et sont encadrés par une formation pédagogique, assurée par un groupe restreint d’inspecteurs et de professeurs. Ces deux volets de formation permettront aux nouveaux enseignants d’acquérir les compétences nécessaires pour gérer et animer des groupes d’élèves, préparer le matériel pédagogique et les leçons conformément au programme officiel, et diffuser l’emploi du temps annuel. La réussite de cette formation est une condition préalable à la nomination définitive à un poste dans le secteur public. En cas d’échec, la période probatoire est prolongée d’une année supplémentaire, afin de donner à l’enseignant une seconde chance de faire ses preuves. A noter par ailleurs que le ministre de l’Education nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, a souligné dernièrement que le processus de recrutement est soumis à un système numérique intégré qui garantit la transparence et l’égalité des chances, notant que le classement et la notation des candidats sont effectués automatiquement, selon des critères précis, afin d’attirer les compétences qualifiées parmi les titulaires de licences formés dans les Ecoles nationales supérieures (ENS) et autres centre universitaires et instituts. Selon lui, la répartition géographique des centres d’examen a été conçue pour faciliter l’accès aux candidats et leur permettre de s’y rendre à l’heure.
Z. G.