Visée par une enquête disciplinaire en lien avec le match Nigeria-Algérie : la FAF durcit le ton et n’exclut pas un recours au TAS

Visée par une enquête du jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), en lien avec le quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria, la Fédération algérienne de football (FAF) n’a pas tardé à réagir. Mise en cause dans un dossier impliquant trois internationaux, Luca Zidane, Rafik Belghali et Adam Zorgane, l’instance fédérale a répondu au questionnaire préalable à l’action judiciaire sur un ton ferme, sans concession ni détours.

Dans une réponse argumentée de cinq pages, la FAF ne s’est pas contentée de défendre ses joueurs. Elle a renvoyé la CAF à ses propres responsabilités, l’exhortant à ouvrir une enquête sur le corps arbitral, dont les décisions sont jugées déterminantes dans l’issue de la rencontre et contribué à ternir encore plus la crédibilité d'une édition minée par les scandales de ce genre.

Pour la partie algérienne, certaines fautes d’arbitrage ont directement influencé le cours du match, au détriment des Verts. Allant plus loin dans sa démarche, la FAF a dénoncé le comportement de l’arbitre sénégalais Issa Sy au coup de sifflet final.

Dans sa réponse, la FAF a pointé du doigt de l'attitude de ce dernier qui a refusé, image faisant foi, de serrer la main de Redouane Berkane, adoptant une attitude qualifiée de raciste, alors qu’il s’est montré courtois envers les joueurs nigérians. Un fait jugé grave, qui va à l'encontre des règlements en vigueur, et consigné noir sur blanc dans la réponse adressée à la CAF.

Déterminée à défendre ses intérêts, la FAF a également rappelé qu’elle n’hésiterait pas à saisir de nouveau le Tribunal arbitral du sport (TAS) si nécessaire, comme elle l’avait fait avec succès dans le dossier des maillots controversés de la RS Berkane. Une référence lourde de sens, qui sonne comme un avertissement clair qui rappelle au besoin que l’Algérie est prête au bras de fer judiciaire pour préserver son honneur et celui de ses internationaux.

Le jury disciplinaire de la CAF devait se réunir au moment où nous mettions sous presse afin de statuer sur cette affaire. Une décision récente vient d’ailleurs renforcer la vigilance algérienne. Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), a écopé mercredi d’une lourde suspension pour contestation et comportement jugé «inapproprié» lors du match Maroc–Cameroun.

Un précédent qui explique, et justifie, le ton résolument offensif adopté par la FAF, désormais clairement préparée à l’affrontement judiciaire si l’évolution du dossier venait à l’exiger.

A.A.A.

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