Formation professionnelle : Au diapason des spécificités locales

La rentrée de cette année se fera dans une conjoncture particulière, marquée  par la crise sanitaire.
La rentrée de cette année se fera dans une conjoncture particulière, marquée par la crise sanitaire.

321.727 places pédagogiques seront disponibles, cette année, dont 227.434 places en formation diplômante et 94.195 en formation qualifiante, en sus de 112.102 postes de formation par apprentissage.

Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Yacine Merabi, qui s’exprimait, hier, lors d’une conférence des directeurs de wilaya, dit que 35% de ces places pédagogiques seront en formation par apprentissage, la politique de son département visant à donner la priorité à ce mode de formation. «La rentrée de cette année se fera encore une fois dans une conjoncture particulière marquée par la crise sanitaire», dit-il.
Le rôle premier du secteur de la Formation professionnelle est de répondre aux besoins du marché du travail en main-d'œuvre qualifiée et d'assurer la formation, afin de les intégrer dans la vie active.
«À travers cet effort, notre secteur, comme les années précédentes, s'est efforcé de fournir toutes les conditions pédagogiques et matérielles pour assurer une rentrée qui réponde à la demande nationale de formation, même si la réalité du terrain révèle encore de nombreuses difficultés qui entravent les initiatives de l'État et le système de développement local, en dépit des efforts consentis dans ce sens», ajoute-t-il. Le ministre a appelé son secteur à attacher une «grande importance» à la formation afin d'atteindre 60% de l'offre totale de formation et de porter une attention particulière à la formation continue. «Il est question également de renforcer le dispositif partenarial, en activant la concertation, en préparant des cartes de formation professionnelle et en mettant en œuvre les accords conclus avec les différents secteurs», affirme-t-il à ce sujet. La diversification des offres de formation s'inscrit dans le cadre de la modernisation et de l'actualisation des méthodes, pour «répondre efficacement» aux besoins de croissance économique, notamment en accompagnant les secteurs d'activités prioritaires produits par la conjoncture économique actuelle, de sorte que toutes les wilayas développent des offres de formation et des spécialisations compatibles avec les spécificités locales et la poursuite de la nécessaire décentralisation des filières. Ces offres ont permis de couvrir 407 spécialités couronnées d'un diplôme, 114 spécialisations du cinquième niveau (technicien supérieur) et 125 spécialisations pour des formations qualifiantes.
Sur un autre registre, le ministre a appelé à développer les activités culturelles et sportives au sein des institutions et à améliorer la contribution de l'effort national à destination de la catégorie jeune, pour lui proposer plus d’opportunités d'emploi. Il a également mis en avant les mesures préventives approuvées par les autorités sanitaires compétentes, pour lutter contre la prolifération de la Covid-19. «Les mesures ne doivent pas être négligées, lors de cette rentrée, par l'application stricte du protocole sanitaire», a-t-il insisté, en appelant à «la poursuite de la vaccination pour atteindre l'objectif d'une immunité collective pour toutes les catégories de la population, le respect des mesures de distanciation physique et le port du masque, tout comme la stérilisation et la désinfection quotidienne des locaux et des équipements pédagogiques, administratifs et de service».
Mohamed Mendaci

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