Tipasa : 1,5 tonne de produits alimentaires saisie

Lors des dernières semaines, les services de la Direction du commerce de la wilaya de Tipasa ont intensifié leurs interventions auprès des commerçants de gros et de détail sur les marchés, dans les commerces de proximité, les unités de production et les circuits de distribution. Le directeur du Commerce intérieur et de la Régulation du marché de Tipasa, Hocine Menari, précise que ces opérations ont permis de relever 60 infractions aux règles commerciales et de dresser 271 procès-verbaux.

«Les brigades de contrôle ont saisi 1,5 tonne de produits alimentaires solides et 231 litres de denrées liquides jugés impropres à la consommation ou non conformes aux normes, pour une valeur globale dépassant 45 millions de centimes. 22 locaux commerciaux ont fait l’objet de fermetures administratives pour manquements graves», souligne-t-il.

Pour assurer une surveillance quotidienne et continue, toutes les équipes et moyens disponibles ont été mobilisés. Au total, 122 agents, répartis en 66 brigades de contrôle et de répression de la fraude, ont été déployés sur l’ensemble du territoire de la wilaya avec le soutien de tout le personnel administratif et technique de la direction. Le dispositif repose sur six inspections territoriales réparties à Ha-djout, Ahmer El Aïn, Koléa, Bou Ismaïl, Damous et Tipasa. Les cadres, chefs de services, chefs de bureaux et agents techniques de la direction ont assuré une présence permanente sur le terrain, de jour comme de nuit, y compris les week-ends selon un système de permanences tournantes garantissant une couverture optimale. Les opérations se sont déroulées en coordination avec des commissions mixtes.

Les services vétérinaires ont été chargés de la surveillance des viandes et produits d’origine animale, tandis que les services communaux ont veillé aux normes d’hygiène et de salubrité. La police et la Gendarmerie nationale ont également participé aux interventions, notamment aux barrages routiers fixes et lors d’opérations ciblées sur le terrain. Une attention particulière a été portée aux produits périssables et aux denrées à forte consommation pendant le Ramadhan, notamment les viandes, produits laitiers, huiles, fruits et légumes, pâtisseries traditionnelles et boissons. Les équipes ont veillé au respect de l’étiquetage, à l’affichage des prix et à la facturation, ainsi qu’aux conditions de stockage et de transport.

Les marchés de gros, et particulièrement celui de Hattatba pour les fruits et légumes, ont été suivis de près en raison de leur rôle stratégique dans l’approvisionnement de la région, indique le directeur. Les unités de production ont également été inspectées pour s’assurer du respect des normes sanitaires et commerciales. Dans le cadre du contrôle analytique, six échantillons ont été prélevés pour des analyses microbiologiques et physico-chimiques afin de détecter toute contamination ou non-conformité susceptible de porter atteinte à la santé des consommateurs.

Parallèlement, la Direction du commerce a mené des campagnes de sensibilisation à l’intention des commerçants et des consommateurs dans le cadre des Journées nationales d’information lancées le 8 février dernier et toujours en cours pour encourager les bonnes pratiques commerciales et une consommation responsable. Le suivi de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité a été renforcé. Hocine Menari explique que des quantités supplémentaires de lait subventionné et d’huile de table ont été injectées pour éviter toute rupture et garantir une disponibilité continue. Les services de contrôle ont recensé des infractions liées au défaut de facturation dans plusieurs commerces, entraînant un manque à gagner total estimé à près de 55 millions de centimes.

S. E.

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Gastronomie : Attachement aux recettes traditionnelles

L’évolution des modes de vie marquée, notamment par l’activité professionnelle des femmes, favorise le recours croissant aux pâtisseries prêtes à consommer. Les pâtisseries artisanales de la wilaya connaissent ainsi une fréquentation accrue, parfois accompagnée de files d’attente devant les établissements réputés pour leur qualité. Les gâteaux fourrés à la confiture sont proposés entre 35 et 50 dinars l’unité, tandis que les pièces plus élaborées, confectionnées à base d’amandes, de noix ou de pistaches oscillent entre 90 et 180 dinars, voire davantage selon le degré de finition. Certaines consommatrices estiment d’ailleurs que l’écart de coût entre fabrication domestique et achat prêt à servir s’est sensiblement réduit, notamment en raison du prix élevé des fruits secs et du temps nécessaire à la préparation. Malgré ces nouvelles tendances, l’attachement aux recettes traditionnelles demeure fortement ancré, en particulier au sein des générations plus âgées.

Des spécialités telles que le makrout, le griwech, le tcharek ou encore la ghribia continuent d’occuper une place centrale sur les tables de l’Aïd. Préparées à partir d’ingrédients relativement simples comme la farine, le miel ou le sirop, les œufs et les arômes naturels, ces pâtisseries présentent l’avantage d’être plus accessibles tout en conservant une valeur symbolique et affective importante.

Pour beaucoup, la préparation des gâteaux à domicile ne relève pas seulement d’une nécessité économique, mais constitue un rituel familial indissociable de l’ambiance de la fête. «L’odeur des gâteaux traditionnels dans la maison fait partie intégrante de l’Aïd», confie ainsi une habitante âgée de Tipasa-ville, soulignant que l’accueil des invités impose la préparation d’au moins quelques variétés, même modestes.

S. E.

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